Le monde agricole redevient brusquement au cœur de l'actualité française et européenne. Une profession accablée, isolée, souvent désespérée (c’est une de celles où le taux de suicide est le plus important). Elle se trouve en première ligne de la lutte contre le réchauffement climatique et ne se sent pas assez soutenue. Elle réclame à la fois plus de soutien et plus de liberté : plus de subventions, le maintien d’exonérations, une aide pour négocier ses prix… et moins de normes, moins de comptes à rendre, moins de concurrence étrangère. Tentons de prendre du recul dans cette situation passionnée… et passionnante.

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    Nous assistons travers le monde à une brusque accélération des conséquences du réchauffement climatique avec un dérèglement qui frappe violemment partout dans le monde. Toutes ces sécheresses, inondations, incendies, ouragansouragans, maladies, épidémiesépidémies touchent en tout premier lieu l'agriculture, le métier par excellence qui vit avec et de la nature.

    Le dérèglement climatique frappe de plein fouet les agriculteurs 

    C'est et ce sera donc particulièrement difficile aux agriculteurs de s'adapter au réchauffement climatique, pour produire notre nourriture malgré toutes les catastrophes qui vont arriver. C'est bien sûr moins difficile dans les pays tempérés que dans les pays tropicaux, mais, même sous nos latitudes, ils ont et auront besoin d'énormément d'aide pour réussir ce pari (voir notre article : L’agriculture victime du réchauffement climatique). En caricaturant un peu, nous allons connaître nos premiers réfugiés climatiques en France : par exemple les Pyrénées-Orientales sont en voie de désertificationdésertification, il n'est pas sûr que l'on puisse continuer à y produire durablement des fruits, alors que le Pas-de-Calais est en voie de submersionsubmersion, et il n'est pas sûr que l'on puisse continuer à produire les céréalescéréales et des pommes de terrepommes de terre, tandis que l'élevage doit affronter des épidémies à répétition (grippe aviairegrippe aviaire pour les volailles, maladies hémorragiques pour les bovins) et l'irrigationirrigation du maïsmaïs sera de plus en plus improbable l'été. Tout ceci provoque une insécurité croissante qui est très difficile à vivre au quotidien dans son exploitation agricole. Et le ...
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