J’ai servi avec bonheur en tant que professeur à Yale pendant la majeure partie de ma vie d’adulte, mais au cours de mes quatre décennies passées au mât, je n’ai jamais vu des campus aussi agités qu’ils le sont aujourd’hui. D’un côté, des militants de droite joyeux, remportant des tours de victoire suite à la chute tragique de la présidente de Harvard, Claudine Gay. De l’autre, une gauche universitaire qui a passé des années à élaborer des règles byzantines et vagues sur le discours de haine, et qui se retrouve soudainement tournée vers ses alliés. Pour ceux d’entre nous qui aiment l’académie, ce sont des temps malheureux.