Partout dans le monde, les aquifères s’épuisent. Parfois de manière accélérée. Mais les chercheurs en sont convaincus, une gestion proactive de la ressource peut inverser la tendance.
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Près de 1 700 aquifères, environ 1,5 million de puits et 300 millions de mesures du niveau de l’eau prises sur les 100 dernières années. Il aura fallu trois ans à des chercheurs de l'université de California à Santa Barbara (États-Unis) pour analyser ces données. Mais cela en valait la peine. Ils publient aujourd'hui dans la revue Nature, l'évaluation la plus précise des eaux souterraines du monde jamais publiée.
De moins en moins d’eaux souterraines
Les chercheurs montrent ainsi que les eaux souterraines diminuent dans pas moins de 71 % des aquifères. Avec un assèchement qui s'accélère dans de nombreuses régions. Dans trois fois plus de régions que ce que le hasard pourrait produire. C'est notamment le cas, on peut s'en douter, sous les terres arides ou semi-arides cultivées. Les chercheurs notent que 90 % des aquifères dont le déclin s'accélère ont reçu moins de pluie depuis 40 ans. De quoi réduire la recharge et, sans doute, augmenter les prélèvements.
Pour 16 % des aquifères, toutefois, la tendance des années 1980-1990 s'est inversée. Dans des régions, par exemple, devenues plus humides. Mais ces cas sont seulement deux fois moins fréquents que ce à quoi on pourrait s'attendre par le fait du hasard.
Et la volonté des chercheurs était aussi de vérifier si les humains ont le pouvoir de changer les choses en matièrematière d'eaux souterraines. Leur réponse est : oui. Ils citent l'exemple de Tucson (États-Unis) où de l'eau provenant du fleuve Colorado est utilisée pour...
[Courte citation de 8% de l'article original]