"Les actions vont s’amplifier", promettait, mardi soir au 20H de TF1, le patron de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA). De fait, ce mercredi 24 janvier, les manifestations de colère des agriculteurs, déjà mobilisés depuis plusieurs jours, s’étendent sur l’ensemble du territoire français, en attendant les réponses du gouvernement à leurs revendications. Nouvelles cibles visées, blocages, opération escargot et péages gratuits déclenchées… De nombreuses régions sont touchées. Le 13H de TF1 fait le récit, en images, de cette matinée.
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À Agen (Lot-et-Garonne), ce sont des bottes de foin répandues à la hâte dans un McDonald’s, parce que des contestataires se sont vu refuser des cafés gratuits par les employés. "Ils sont revenus cinq minutes après et ils ont dispersé tout ça, en disant que si on peut travailler, c’est grâce à eux, raconte une salariée du restaurant. Sauf que nous, on n’a rien à voir là-dedans. On est payés au Smic." C’est aussi une préfecture de nouveau prise pour cible par des manifestants qui menacent d'en démonter les grilles, devant lesquelles ils ont déversé d’immenses tas de fumier.
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Parti du Sud-Ouest la semaine dernière, le mouvement se durcit un peu partout, alors que le gouvernement a rappelé, ce mercredi matin, qu’il n'empêcherait pas les blocages des autoroutes. Exemple, dans la vidéo ci-dessus, sur l'A7 près d'Avignon (Vaucluse), où les gendarmes observent sans ciller la mise en place de nouveaux campements. "Il faut taper fort pour être entendus, là c’est bien, on est tous réunis, tous syndicats confondus, pour la même cause", se félicite une agricultrice.
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Les actions symboliques se multiplient, comme en Indre-et-Loire, où des tracteurs ont été disposés pour former, toutes lumières allumées au petit matin sur un champ, le mot "Stop", en l’occurrence aux taxes et aux normes jugées excessives. De son côté, la Vendée a rejoint le mouvement avec le démontage des barrières d'un péage sur l'A87, afin de laisser passer les conducteurs. "Notre place n’est pas ici, elle est dans nos fermes et avec nos familles. On est là ce (mercredi) matin parce que c’est le seul moyen qu’on a pour être écoutés", nous dit un manifestant sur place.
Capture d'écran TF1C’est aussi l’occasion, pour ces agriculteurs, de tester leur popularité auprès de la population. "On vous soutient les gars, bon courage et merci encore pour ce que vous faites", lâche un automobiliste avant de traverser le péage. Une vingtaine de points de blocage était recensés la veille. On en compte une trentaine de plus ce mercredi, à Pau, Poitiers, Orange, Verdun ou Nantes.
Capture d'écran TF1Plus au nord, dans l’Oise, les agriculteurs menacent désormais de rouler en direction de la capitale, dès jeudi. Le président de la FNSEA locale, Régis Desmuraux, déclare, au micro de TF1 : "Je reçois des messages d’autres départements, ils voient notre détermination, il y a encore des agriculteurs, ailleurs, qui considèrent aussi que c’est une solution d’encercler Paris." Plus largement, les syndicats agricoles annoncent de concert 85 actions supplémentaires en France d’ici vendredi.
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