Au Festival de Thau, en Occitanie, Gaël Faye a enjaillé le public avec son verbe révolté et lumineux entre influences rap et rumba congolaise. « L’optimisme est une résistance ! », clame Gaël Faye ce soir de juillet entre deux chansons, lors de son concert à Mèze, au bord de la lagune de Thau (Hérault). Cette formule dit bien la griffe du chanteur qui salue la détermination du Festival de Thau d’avoir tenu bon, organisant l’événement malgré l’incertitude causée par la pandémie. Depuis 30 ans, cette manifestation plante ses concerts dans différentes communes autour du bassin de Thau, baptisé archipel de Thau, pendant 10 jours. Très engagée pour réduire l’impact du festival sur l’environnement (poursuite de l’objectif zéro plastique à usage unique, chasse au mégots, cuisine éco-responsable, sensibilisation des publics, organisation de débats…), le Festival de Thau a toujours fait la part belle aux artistes africains au sein de sa programmation - cette année, Ballaké Sissoko, Elida Almeida, le duo du Malawi Madalitso Band… entre autres.
Le titre de son album "Lundi méchant" lui a été inspiré par une histoire vécue à Bujumbura, dans le quartier populaire de Bwiza. "On avait l’habitude le lundi soir d’aller en boîte de nuit, Le « 5 sur 5 », pour braver l’interdit, les normes", dit Gaël Faye que l'on voit cici au Chorus Music Festival à La Seine Musicale à Paris le 9 juillet 2021. © DANIEL PIER / NurPhoto / NurPhoto via AFPLe chanteur franco-rwandais Gaël Faye, né au Burundi, prix Goncourt des lycéens pour son premier roman « Petit Pays" en 2016, est venu défendre son nouvel album « Lundi méchant »*. Sa musique métisse, chatoyante, entrelace sonorités africaines et caribéennes, pop, R’n’b, rap, néo-soul, boucles de guitare de rumba congolaise enfiévrées sur des rythmes électro… Taillant ses images fortes dans des sujets sociétaux ou intimes, ...
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