22 janvier (Reuters) - La Banque centrale européenne (BCE) se réunit jeudi alors que les décideurs politiques, pas tout à fait prêts à crier victoire dans la bataille contre l'inflation, peinent à influencer les paris des traders sur une baisse rapide des taux.
Les marchés tablent sur une première baisse en avril, mais la BCE souhaite voir davantage de preuves d'un ralentissement de la croissance des prix avant d'appuyer sur le bouton.
"Il y a eu tellement de spéculations sur le calendrier de la première baisse des taux", a déclaré Carsten Brzeski, responsable mondial de la macro chez ING. "Pour moi, la question est... de savoir si la BCE veut s'attaquer à ce problème ou non."
Voici cinq questions clés pour les marchés :
1/ Que va-t-il se passer cette semaine ?
La BCE est certaine de maintenir ses taux stables, après avoir arrêté les hausses en octobre, puis précisé en décembre qu’elle mettrait progressivement fin à son programme de rachat d’obligations en période de pandémie au cours du second semestre 2024.
Les analystes s'attendent à ce que la chef de la BCE, Christine Lagarde, continue de signaler qu'il est trop tôt pour discuter de réductions de taux – un message qui ne trouve pas pleinement écho auprès des traders qui tablent toujours sur des réductions de 135 points de base à partir d'avril.
Les décideurs politiques, pas seulement les faucons mais même des colombes comme Constantinos Herodotou de Chypre, ont réagi. Lagarde a averti que trop de réductions pourraient nuire à la lutte contre l’inflation. Pourtant, ils reconnaissent également la nécessité de faire preuve d’« humilité » compte tenu des incertitudes à venir.
"La réaction de Lagarde sera plus indirecte", a déclaré Mark Wall, économiste en chef pour l'Europe à la Deutsche Bank.
"Elle soulignera les prévisions de la BCE concernant une croissance et une inflation résilientes comme un moyen de semer le doute sur le fait que la BCE va assoupli...
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