Lauréat du Prix du Hainaut des Arts plastiques en 2020, Rémy Hans (Boussu, 1994 – vit et travaille à Bruxelles) compte assurément parmi les artistes belges les plus prometteurs de sa génération. Sur le papier, la nature reprend ses droits. L’artiste compose des vues hybrides qui mêlent éléments végétaux et ruines architecturées. Il peut construire des espaces purement fictifs et fantasmés ou emprunter fidèlement à la réalité. Souvent, il conjugue dans un même dessin – d’une finesse absolue – les deux positions.
Ses œuvres jettent des ponts entre ruine antique et ruine contemporaine, entre éléments naturels et interventions artificielles. Un dialogue qui n’est pas sans évoquer les préoccupations de Caspar David Friedrich. À l’instar du maître romantique, Rémy Hans traduit, dans une esthétique empreinte de mélancolie, l’âme du paysage. À nos yeux, il inscrit également ses pas dans ceux de Léon Spil...
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