Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a déclaré que la Corée du Sud était son "principal ennemi", a dissous les agences dédiées à la réunification et a menacé d'entrer en guerre pour toute violation territoriale, "ne serait-ce que de 0,001 mm".
Mais cette rhétorique enflammée est-elle le signe d'un réel changement ?
Voici ce que l'on sait:
Après des années de détérioration de leurs relations, Pyongyang a officialisé sa position mi-janvier en menaçant d'"anéantir" le Sud en cas de guerre.
Il s'agit d'un changement important, car "dans le passé, lorsqu'il y avait un risque de conflit armé, il y avait une voie de secours pour garder le contrôle, mais maintenant il n'y a plus rien de tout cela", observe Hong Min, analyste à l'Institut coréen pour l'unification nationale à Séoul.
La Corée du Nord s'est débarrassée "de tout mécanisme intercoréen visant à empêcher les conflits d'échapper à tout contrôle", ajoute-t-il.
Selon lui, "le fait que le Nord qualifie le Sud de +principal ennemi+ n'est pas seulement rhétorique: les mots pourraient se transformer en action".
Le numéro un nord-coréen a affirmé qu'il ne déclencherait pas "unilatéralement" un conflit, mais qu'il n'avait "pas non plus l'intention d'éviter une guerre".
Il a dit ne plus reconnaître la frontière maritime de facto entre les deux Corées, dénommée "Ligne de limite du nord" (NLL), et l'armée nord-coréenne a récemment organisé des exercices d'artillerie à balle...
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