Il serait le méchant ultime d’un film de James Bond. Celui qui voudrait, selon les jours, éradiquer la moitié de la population mondiale par une pandémie, soumettre le reste à une dictature totalitaire, le tout avec l’appui de nouvelles technologies permettant la surveillance permanente de tous. Pour Elon Musk, le sulfureux patron de X devenu un relais actif des complotistes, il aurait même l’ambition de devenir "l’empereur du monde" ou encore être à la tête d’un "gouvernement mondial non élu". Rien que ça. Que ne faut-il pas lire sur Klaus Schwab, le président du Forum économique mondial qui organise chaque année le forum de Davos, dont l’édition 2024 se termine ce vendredi 19 janvier.
Cet économiste allemand de 85 ans, qui organisait en 1971 la première édition du "Symposium européen du management", une réunion sans grande prétention de quelques entrepreneurs et professeurs d’économie, a transformé son événement pour en faire la grande messe annuelle du libéralisme. De quoi attiser toutes les théories complotistes les plus vivaces. Prenez les leaders politiques et les chefs d’entreprise les plus influents au monde, mettez-les dans une station de ski suisse huppée, ajoutez-y une liste d’invitations très restreinte et un prix d’entrée pouvant approcher les six chiffres (hors chefs d’Etat, qui sont invités), des débats sur l’avenir de la société et des systèmes économiques mondiaux, et vous avez le cocktail explosif pour faire déchanter tout conspirationniste. Rien que cette année se sont succédé à la tribune Volodym...
[Courte citation de 8% de l'article original]