Gaëlle Faure, infirmière de 23 ans travaillant dans un hôpital de Bordeaux en France, doit choisir : soit elle se fait vacciner contre le Covid-19 – elle est hésitante – soit elle est suspendue d'un emploi qu'elle apprécie.
Elle fait partie des milliers de professionnels de la santé français qui sont descendus dans la rue ces dernières semaines pour protester contre les nouvelles politiques de vaccination du gouvernement.
Alors que la France entrait dans une quatrième vague de coronavirus alimentée par les variants, le gouvernement est intervenu de manière controversée pour augmenter le taux d'acceptation des vaccins Covid-19.
La carotte pour inciter les Français à se faire vacciner a été de rendre l'accès aux restaurants, cafés et lieux culturels et de loisirs plus difficile pour les personnes non vaccinées – environ 30 % de la population adulte, 69 % étant totalement vaccinés au 10 août.
Le bâton a été de dire aux soignants qu'ils devaient se faire vacciner avant le 15 septembre. Ceux qui refusent s'exposent à une suspension de leur contrat sans rémunération.
Des Français sont alors descendus dans la rue à de multiples reprises contre ces deux mesures, avec des slogans tels que "Le droit de dire non !", "Non à la vaccination obligatoire !" ou en détournant le slogan féministe "Mon corps, mon choix !".
"Je ne suis pas quelqu'un qui a l'habitude de manifester, en général je suis plutôt du genre à faire des courbettes. Mais le passeport santé et la vaccination obligatoire m'ont poussé à protester", témoigne ainsi Gaëlle Faure à Euronews, qualifiant ces nouvelles mesures de "forme de mépris pour les soignants qui se sont tant investis – et s'investissent encore – dans la lutte contre la pandémie."
Dans ce...