Comment les sélections africaines se renforcent avec des binationaux

Nicolas Stival - 20minutes - 16/01
La plupart des sélections qui disputent la Coupe d'Afrique des nations en Côte d'Ivoire comptent dans leurs rangs des joueurs nés à l'étranger, surtout en Europe
Premier buteur de cette Coupe d'Afrique des nations lors de Côte d'Ivoire - Guinée-Bissau (2-0), samedi à Abidjan, Seko Fofana est né à Paris. — Franck Fife / AFP
  • De très nombreux joueurs nés en Europe participent actuellement à la Coupe d'Afrique des nations, avec leur pays d’origine ou celui de leurs parents.
  • Réseaux de recruteurs ou contacts plus informels… Les chemins menant à ces binationaux sont multiples.

Seko Fofana et Jean-Philippe Krasso (Côte d’Ivoire), Jamiro Monteiro et Garry Rodrigues (Cap-Vert), Alexander Djiku (Ghana), Iban Salvador (Guinée-Equatoriale), Pape Gueye (Sénégal), Mohamed Bayo (Guinée), Frank Magri (Cameroun)… Tous ces joueurs partagent deux points communs : ils ont marqué lors de la première journée de la Coupe d’Afrique des nations et sont nés en Europe, où ils ont également été formés.

Dénicher et attirer des binationaux n’est pas un phénomène neuf pour les pays d’origine de leurs parents ou grands-parents. Mais au fil du temps, certaines nations ont développé un système de maillage très fin sur le Vieux-Continent, notamment les pays maghrébins, Algérie et Maroc en tête. « Entre 2014 et 2019, j’avais la responsabilité de toutes les sélections de jeunes, rappelle Nasser Larguet, alors directeur technique national du Maroc. La plupart du temps, la fédération observait les binationaux de plus de 18 ans. J’estimais que c’était un peu tard, qu’il fallait fidéliser les joueurs dès leurs 15 ou 16 ans....
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