La grande victoire de Trump dans l’Iowa

New York Times - 16/01
L’analyste politique en chef du Times explique les résultats du caucus.

S'il y avait une question quant à savoir si Donald Trump était sur la bonne voie pour remporter l'investiture républicaine, les électeurs de l'Iowa ont répondu lundi soir.

Les premiers caucus de l'Iowa lui ont apporté une victoire écrasante, offrant la preuve la plus concrète à ce jour de sa domination sur le Parti républicain.

Avec presque tous les votes comptés, la part de Trump était de 51 pour cent. Ron DeSantis a terminé loin deuxième avec 21 pour cent, avec Nikki Haley à 19 pour cent. (Voir les cartes des résultats.)

Le résultat n’est ni surprenant ni même inattendu, mais la victoire de Trump n’en reste pas moins remarquable. Il y a un an, l'Iowa paraissait plus difficile pour l'ancien président. Il y a huit ans, les électeurs de l’Iowa ont rejeté Trump en faveur de Ted Cruz. Et contrairement au reste du pays, l’establishment politique de l’Iowa a refusé de s’aligner derrière Trump.

Non seulement il a de toute façon remporté une victoire écrasante, mais sa marge de victoire de 30 points a établi un record pour un caucus républicain contesté de l'Iowa.

Mieux encore pour Trump, ni DeSantis ni Haley n’ont affiché une solide deuxième place qui aurait pu donner un élan clair aux courses futures. Au contraire, la deuxième place de DeSantis pourrait freiner l’élan de Haley avant le New Hampshire.

La victoire décisive de Trump s’est construite sur ses atouts habituels – quoique remarquables – parmi les électeurs de la classe ouvrière et des zones rurales, qui constituaient la prépondérance de l’électorat de l’Iowa. Comté après comté dans la campagne de l'Iowa, Trump a obtenu plus de 60 pour cent des voix – et parfois 70 pour cent – ​​alors que ses rivaux languissaient entre 10 et 10 %.

Il a également excellé parmi les chrétiens évangéliques blancs et les électeurs se décrivant comme « très conservateurs » – deux groupes qui l’ont retenu ici il y a huit ans. C’est une coalition qui lui donne naturellement un avantage décisif dans un parti disproportionnellement conservateur, ouvrier, évangélique et rural. Il lui suffisait de remporter tous les comtés de l’État sauf un, avec sa seule défaite par une seule voix dans le comté de Johnson.

L’arrivée de DeSantis est un sérieux revers pour sa candidature déjà en difficulté. Il semblait parfaitement adapté à l'Iowa, car l'électorat du caucus favorise généralement les candidats idéologiquement conservateurs. Il a suivi le modèle du caucus gagnant, notamment en faisant campagne dans les 99 comtés et en obtenant le soutien de haut niveau du gouverneur de l’État, de nombreux autres républicains élus de l’État et d’éminents dirigeants évangéliques. Rien de tout cela ne semblait faire de différence.

Le chemin qui l’attend est sombre. Aucun concours à venir n’offre clairement à DeSantis de meilleures chances de victoire, et ses chiffres dans les sondages sont encore plus faibles dans les États à venir. S’il ne peut pas concourir dans l’Iowa, il est difficile d’imaginer où il pourra le faire. Cela a soulev...
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