Il avait promis un "rendez-vous avec la Nation" début janvier 2024. Le voici. Ce mardi, à 20h15, le président de la République Emmanuel Macron organise une conférence de presse depuis l'Élysée (à suivre en direct sur TF1, LCI, TF1+ et TF1info). Un exercice (presque) inédit pour le chef de l'État, qui doit lui permettre d'aborder de nombreux sujets, moins d'une semaine après la nomination de Gabriel Attal en tant que Premier ministre. Emmanuel Macron commencera sa conférence de presse par "un propos liminaire", indique l'Élysée, suivi "d'une séance de questions/réponses avec la salle".
Nul doute que le plan politique figurera au menu, tant les derniers jours ont été agités du côté du gouvernement. La semaine dernière, Emmanuel Macron a décidé de se séparer d'Élisabeth Borne en tant que Première ministre, pour la remplacer par l'un des benjamins du gouvernement, Gabriel Attal, 34 ans. Un choix qui a interrogé jusque dans les rangs de la majorité, François Bayrou soulignant "l'expérience nécessaire" pour Matignon.
Emmanuel Macron a ensuite nommé un gouvernement resserré - 11 ministres de plein exercice -, dont la majorité des membres proviennent de la droite. Quelle feuille de route a-t-il fixé à Gabriel Attal ? Qu'attend-il de l'un des membres de la majorité les plus populaires dans l'opinion ? Le chef de l'État s'exprimera pour la première fois sur son nouveau Premier ministre.
Ce gouvernement a-t-il d'ailleurs été nommé pour mener la bataille des élections européennes ? C'est ce qu'a sous-entendu ces derniers jours le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. Le scrutin du 9 juin est le seul vote national avant la prochaine présidentielle, en 2027, et la liste de la majorité est largement devancée par celle du Rassemblement national de Jordan Bardella dans les sondages.
Emmanuel Macron, qui se présente depuis sept ans comme un grand défenseur de l'Europe, va-t-il lui-même donner le coup d'envoi de la campagne de son camp ? Après une année 2023 marquée par un 49.3 sur la réforme des retraites et une loi immigration controversée, le chef de l'État sait qu'un revers électoral compliquerait la fin de son second quinquennat. Un "choix décisif" s'offre aux Français, a-t-il d'ailleurs souligné lors de ses vœux, le 31 décembre dernier.
D'autant que ces élections ont lieu durant une année qui place la France au centre de l'attention. Jeux olympiques et paralympiques, 80ᵉ anniversaire du débarquement, réouverture de Notre-Dame de Paris, sommet de la Francophonie... L'année 2024 regorge d'événements internationaux dans l'Hexagone, qui peuvent aussi, en cas de réussite, faire la fierté de la France. Autant d'éléments qu'Emmanuel Macron devrait mettre en avant.
C'est un mot qui revient régulièrement dans les propos d'Emmanuel Macron ces dernières semaines : le "réarmement". Celui des services publics est affiché comme un objectif. À l'instar de l'école, dont Gabriel Attal était en charge depuis juillet 2023, et qu'il "emmène à Matignon". Quelles seront les prochaines mesures, alors que la nouvelle ministre de l'Éducation nationale, Amélie Oudéa-Castéra, est empêtrée dans une polémique autour de la scolarisation de ses enfants ? Quid de l'hôpital, dont la récente annonce de "32 milliards d'euros" de moyens supplémentaires est qualifiée de "coup de communication trompeur" par les syndicats hospitaliers ?
Sur ces sujets, nul doute qu'Emmanuel Macron voudra rappeler son cap, même si la feuille de route précise, elle, ne devrait pas être connue avant plusieurs jours. Le président de la République compte surtout s'inscrire dans "le temps long" avec un "propos de sens et de mobilisation", assure un conseiller à l'AFP. Les détails des nouvelles mesures sont plutôt attendus lors de la déclaration de politique générale qu'effectuera Gabriel Attal au Parlement la semaine prochaine.
C'est un chantier ultra-sensible qu'Emmanuel Macron manie avec prudence : la fin de vie. Depuis les conclusions de la convention citoyenne, qui s'est majoritairement montrée favorable à une aide active à mourir, le président de la République "prend son temps" et repousse l'échéance. Initialement, Emmanuel Macron avait demandé à ses ministres un projet de loi "avant la fin de l'été" 2023. Il arrivera finalement en Conseil des ministres en février prochain.
Vendredi, lors de la passation de pouvoir, la nouvelle ministre de la Santé et du Travail Catherine Vautrin a assuré ne pas oublier "ce grand sujet de la fin de vie", sans en dire davantage. Dans une lettre ouverte au Premier m...
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