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Sécurité et citoyenneté, par César Azabache
César Azabache - La República -
15/01
"Parler de sécurité n'implique pas 'un' plan, mais plutôt un maillage de plans convergents qui doivent avoir comme axe central la protection des citoyens, urbains et ruraux."
économies criminelles
Le trafic illégal d’or, de bois, de terres, de personnes et tout le reste avec lequel nous coexistons génère une énorme demande de services et d’entreprises violents. Outre la sécurité privée, nous parlons d’enlèvements, d’extorsions et même d’élimination physique de personnes.
Dans les zones d'influence minière, le conflit sur le contrôle des zones d'extraction a atteint un point tel que le massacre de Pataz l'a montré. À Tarapoto, il y a aujourd'hui 20 membres de la communauté d'origine Kichwa qui sont réfugiés après l'assassinat d'Apu Quinto Inuma, l'un des presque 40 défenseurs de la terre morts aux mains des trafiquants. Dans des zones comme La Pampa, à Madre de Dios, où près de 600 dragues clandestines d'extraction d'or ont été identifiées en activité, les victimes de crimes violents ne sont même pas comptées.
Dans ces conditions, il est impossible de s’attendre à ce que nous soyons confrontés à « une » crise sécuritaire. Nous avons de nombreuses crises consolidées depuis un certain temps et plusieurs autres en formation et en pleine expansion. C'est pourquoi parler de sécurité entre nous n'implique pas « un » plan, mais plutôt un réseau de plans convergents... [Courte citation de 8% de l'article original]
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