Enseignant en langue bretonne toute sa vie durant, chanteur, militant syndical et politique… Le Finistérien Dominique Jolivet, qui a « été de tous les combats de la cause bretonne », témoigne sa sœur Soaz Jolivet, s’est éteint, samedi 13 janvier 2024, à l’âge de 60 ans, victime des suites d’un accident vasculaire cérébral survenu début décembre.
Sa langue, le breton, c’était d’abord celle de son grand-père paternel, qu’il visitait régulièrement étant enfant, au Guilvinec, berceau de la famille.
C’est cette langue qu’il a voulu transmettre dès le baccalauréat en poche, comme le raconte sa sœur aînée : « À 18 ans, il est parti sac au dos au Pays basque. Il a passé huit jours sous sa toile de tente, trempée par la pluie. Il a fini par rejoindre un village où tout le monde parlait basque et où il y avait une école. En rentrant, il nous a annoncé qu’il voulait devenir enseignant à Diwan. Pendant une semaine, il s’est enfermé dans la bibliothèque pour apprendre à l...
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