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Qui prend la direction en Europe
Infobae -
14/01
L’Est est en hausse, l’Allemagne en baisse et le Royaume-Uni est absent
Le chancelier allemand Olaf Scholz, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président français Emmanuel Macron lors d'un entretien informel à Bruxelles (REUTERS/Yves Herman)
Le football est un jeu dans lequel « vingt-deux hommes courent après un ballon pendant 90 minutes et à la fin les Allemands gagnent toujours », a plaisanté Gary Lineker, un joueur anglais. Pendant des décennies, le projet européen a connu une dynamique tout aussi prévisible : qu’il soit composé de six pays, douze ou vingt-sept, les États membres ont recherché des compromis jusqu’à ce que ce que la France et l’Allemagne avaient assemblé soit accepté par tous. Mais l’ancien modèle de domination de ses deux plus grands membres grince depuis longtemps. Alors que l’Europe est confrontée à des crises répétées, une nouvelle géographie du pouvoir, plus fluide, prend forme.
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Trois années de pandémie, puis de guerre en Ukraine, ont contribué à refonder l’UE. Cela implique un changement dans l’équilibre entre ceux qui comptent. La défense et l'élargissement à l'Est, des domaines politiques auparavant en sommeil, sont désormais des priorités, donnant une nouvelle voix aux voisins de l'Ukraine en Europe centrale. La montée en puissance de la Chine et la perspective d’une résurgence du trumpisme aux États-Unis ont conduit l’UE à repenser ses accords économiques, souvent dans le sens de l’étatisme français. Les impératifs climatiques ont renforcé la valeur d’une action collective, une approche privilégiée par les institutions quasi fédérales de l’UE à Bruxelles. Et de la Finlande à la France, les populistes d'extrême droite gagnent en influence à l'approche des élections européennes de juin.
Angela Merkel était la leader incontestée du continent. Son successeur au poste de chancelier allemand, Olaf Scholz, n'a pas assumé son rôle. Beaucoup s’attendaient à ce qu’Emmanuel Macron l’emporte, notamment le président français lui-même. Mais il fait face à une situation politique de plus en plus tendue dans son pays, ce qui l'a conduit le 8 janvier à limoger son Premier ministre dans l'espoir d'un nouvel élan. Il ne peut pas se représenter en 202... [Courte citation de 8% de l'article original]
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