Présidentielle à Taïwan : Lai Ching-te, le médecin devenu la bête noire de Pékin

LCI - 12/01
[VIDÉO] - Les Taïwanais élisent ce dimanche leur nouveau président.Lai Ching-te, médecin devenu vice-président de l'île, est le favori.Une situation qui agace la Chine, laquelle perçoit cet homme de 64 ans comme un danger.

Les Taïwanais élisent ce dimanche leur nouveau président.
Lai Ching-te, médecin devenu vice-président de l'île, est le favori.
Une situation qui agace la Chine, laquelle perçoit cet homme de 64 ans comme un danger.

Lai Ching-te incarne un "grave danger." C'est en tout cas l'avis des autorités chinoises, qui observent avec méfiance l'ascension de cet homme de 64 ans. Le vice-président de Taïwan est en effet le grand favori de l'élection qui se déroule dimanche 14 janvier dans ce petit territoire au cœur d'une guerre diplomatique entre la Chine et les États-Unis.

Si ce fils de mineur inquiète Pékin, c'est essentiellement car il a la démocratie chevillée au corps. Lai Ching-te a étudié auprès des Américains, à Harvard, avant de devenir médecin spécialiste de la moelle épinière. Il est entré en politique il y a près de trente ans, devenant maire de Tainan, dans le sud-ouest de l'île. Il y a été réélu en 2014, recueillant 72,9 % des voix, le pourcentage le plus élevé de l’histoire dans cette ville de 1,8 million d'habitants. Depuis, il continue à gravir les échelons en devenant Premier ministre de 2017 à 2019 puis, en mai 2020, vice-président de la république de Taïwan.

Un "indépendantiste pragmatique"

Depuis, ce cacique de la vie politique taïwanaise incarne cette frange de la population bien décidée à s'éloigner de l'influence chinoise. Il n'hésite d'ailleurs pas à se décrire comme un "indépendantiste pragmatique". Quitte à s'attirer les foudres de Pékin, qui considère Taïwan comme faisant partie de son territoire. Le régime communiste l'a qualifié, ainsi que sa colistière Hsiao Bi-khim, ancienne représentante de Taipei à Washington, de "dangereux duo pour l'indépendance".

En août, après une visite de Lai Ching-te au Paraguay comprenant deux escales aux États-Unis, la Chine avait essayé de l'intimider en organisant de gigantesques exercices militaires autour de Taïwan. Mais le candidat a maintenu sa campagne présidentielle. 

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Espérant séduire les jeunes électeurs, dont beaucoup sont déçus après huit ans de pouvoir du Parti démocrate progressiste (DPP), il a promis d'augmenter les salaires, de réduire les impôts et de fournir davantage de logements sociaux. Il a aussi et surtout répété que ces élections sont un choix entre "démocratie et autocratie", et a promis son soutien "inébranlable" au maintien du statu quo dans le détroit de Taïwan. Avant de prévenir : "La paix n'a pas de prix et il n'y a pas de gagnant dans une guerre".

Thomas GUIEN

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