Juan Antonio Bayona : "Le Cercle des neiges devait être totalement immersif"

Première - 11/01
Le cinéaste revient sur son film Le Cercle des neiges

Le Cercle des neiges raconte l’épopée des survivants d’un crash d’avion dans les Andes et signe le retour du cinéaste à ses obsessions viscérales, métaphysiques et spirituelles.

L’Orphelinat, The Impossible et Quelques minutes après minuit… En trois films sidérants, Juan Antonio Bayona s’était imposé comme l’héritier espagnol de Steven Spielberg. Un super auteur croyant dur comme fer en la capacité du cinéma à émerveiller brutalement et à mélanger deuil, aventure et fantasmagorie. Il s’était ensuite glissé aux commandes de Jurassic World : Fallen Kingdom, cinquième épisode de la saga Jurassic Park. Pas totalement convaincant, le film avait cependant réinfusé des moments de pure magie viscérale dans un divertissement très calibré. Après avoir signé les deux premiers épisodes du Seigneur des anneaux : Les Anneaux de pouvoir, on pensait que le petit génie ibère avait définitivement fait une croix sur sa carrière d’auteur. Jusqu’à ce que l’on découvre Le Cercle des neiges. Tiré du livre de Pablo Vierci, le film raconte l’histoire des 45 personnes qui, le 13 octobre 1972, embarquèrent sur un vol reliant Montevideo au Chili et s’écrasèrent au beau milieu des Andes. Bayona dépeint l’aventure humaine autant que l’épopée de la survie (soixante-douze jours), la façon dont se révèlent les tempéraments au fil des épreuves, la fraternité et la manière dont toutes les règles de la société explosent pour créer un nouveau cercle. Progressivement va se détacher du groupe la personnalité de Numa, qui devient un héros malgré lui… Il était plus que temps de faire le point avec Juan Antonio Bayona.

 

Pourquoi êtes-vous revenu en Espagne pour tourner Le Cercle des neiges ?

Mes trois premiers films, L’orphelinat, The Impossible, et Quelques minutes après minuit étaient tous des prod...
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