La fin du jeu de Nikki Haley

Jonathan V. Last - The Atlantic - 09/01
Le candidat républicain à la primaire ne fait plus campagne pour être le prochain président. Elle auditionne pour devenir colistière de Trump.

Nikki Haley a enfin dévoilé son objectif final : elle veut être la colistière de Donald Trump.

Dès le début du sacre républicain de 2024, les motivations de chacun étaient évidentes, sauf celle de Haley. Mike Pence voulait un post-scriptum. Chris Christie voulait tirer la sonnette d'alarme. Doug Burgum voulait un poste au Cabinet. Vivek Ramaswamy voulait une émission de télévision. Ron DeSantis – Dieu merci – était le seul candidat en lice car, au moins au début de 2023, il pensait pouvoir remporter l’investiture. Tim Scott était celui qui se présentait pour devenir vice-président de Trump. Et Haley ? Quel était son angle ?

L'aile MAGA du parti la détestait. Trump l’a trouvée tour à tour drôle et pathétique. Elle n’avait pas mené de campagne depuis près d’une décennie. Même si elle avait servi dans l’administration Trump, Haley ne faisait pas partie du nouvel établissement MAGA. Elle était, comme Mitt Romney et Pence, un retour en arrière, une figure du passé du parti. La seule chose qu'elle avait à gagner était une chance de rappeler aux conseils d'administration et aux associations professionnelles qu'elle était une bonne républicaine de bonne foi, certifiée, qui respirait encore et était disponible pour les mariages et les bar-mitsva.

Et pourtant, malgré tout cela, Haley devrait aujourd’hui être considérée comme la favorite pour le poste de vice-président de Trump.

Ce n’est pas un cas évident. En fait,...
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