ANALYSE
L’assassinat d’un commandant du Hamas à Beyrouth semble avoir mis Israël sur la voie d’une guerre régionale plus vaste. Et c’est une guerre que les États-Unis ne croient pas pouvoir gagner.
« La priorité n’est pas d’entrer dans une guerre », a déclaré hier le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant, mais « nous sommes prêts à faire des sacrifices. Ils savent que nous pouvons copier-coller (Gaza) à Beyrouth.
Les combats entre le Hezbollah, groupe militant basé au Liban et soutenu par l'Iran, et Israël se sont intensifiés au cours de la semaine dernière. La dernière série de combats a été déclenchée après que Salah al-Arouri, un dirigeant du Hamas impliqué dans des décennies d’attaques contre des Israéliens, a été tué lors d’une frappe aérienne sur la capitale libanaise, Beyrouth.
Le Hezbollah a riposté ce week-end en frappant une installation radar des forces de défense israéliennes avec un missile guidé. Israël a répondu lundi en tuant le commandant supérieur du Hezbollah, Wissam Tawil, alors qu'il traversait le village libanais de Majdal Selm, à 6 km de la frontière.
Mais les analystes internationaux affirment que le retrait des troupes et des blindés israéliens de Gaza – et la rhétorique de plus en plus inquiétante de son gouvernement de coalition d’extrême droite – pourraient être une préparation à quelque chose de plus.
«Nous combattons un axe, pas un seul ennemi», a insisté hier Gallant. « L’Iran renforce sa puissance militaire autour d’Israël afin de l’utiliser. »
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