"Une atmosphère qui s'est bien refroidie". Comme le résume Météo France, les températures, jusque-là particulièrement clémentes pour un début d'hiver, ont brutalement chuté. En dehors du pourtour méditerranéen (12°C à Nice, 10°C à Montpellier) et d'une partie de la façade ouest (6°C à Brest, 7°C à Biarritz), le mercure peine à dépasser le seuil de 0°C dans l'Hexagone en ce lundi.
Sous l'effet d'un puissant anti-cyclone à l'œuvre dans l'ouest et le nord de l'Europe, la tendance doit s'accentuer dans les prochains jours, notamment mardi, annoncé comme la journée la plus froide de cet épisode. Les maximales ne devraient ainsi pas excéder -2°C à Belfort, -1°C à Strasbourg, Amiens et Alençon, 0°C à Paris, Rennes, Lille, Rouen ou encore Rennes. "Les températures seront un peu plus élevées sur certaines zones littorales du Nord-Ouest, du Sud-Ouest, et plus encore autour de la Méditerranée où l'anomalie de température sera moins marquée", indique Météo France. S'il va faire froid dans les jours à venir, peut-on pour autant parler d'une "vague de froid" ?
A partir de ce #weekend , les températures vont baisser. Un temps hivernal et froid va s'installer la semaine prochaine. 🥶Lundi et mardi, les maximales dépasseront rarement 0°C sur une bonne moitié est du pays, jusqu'à la région Centre et Ile de France 👉 https://t.co/9boEkUDOkK pic.twitter.com/t3tMK3cTu0 — Météo-France (@meteofrance) January 4, 2024
Selon Météo France, ce phénomène est "caractérisé par sa persistance, son intensité et son étendue géographique". Pour qu'il puisse être qualifié comme tel, plusieurs critères doivent être réunis. Déjà, il doit être "durable", c'est-à-dire que les températures restent à des niveaux bas pendant au moins trois jours. Par ailleurs, l'indicateur thermique national (la moyenne des mesures quotidiennes de température moyenne de l’air de 30 stations météorologiques, réparties de manière équilibrée sur le territoire métropolitain) doit passer au moins une fois en dessous des -2°C et "ne pas remonter durablement (deux jours ou plus) au-dessus de 0,9°C". À noter que l’épisode est automatiquement interrompu dès lors que l'indicateur thermique national dépasse la valeur de 2,2°C.
Si cela "picotait" un peu ce matin, il fera encore + #froid demain et mercredi avec souvent de -7 à -3°C au réveil sous abri. Mais avec la #bise sensible, le ressenti sera #glacial , de l'ordre de -12 à -8 ! Les #températures resteront négatives l'après-midi dans la moitié nord... pic.twitter.com/Do7UfCGV7G — Guillaume Woznica (@GWoznica) January 8, 2024
En l'état, "on ne peut pas parler de vague de froid", assure à TF1Info Frédéric Nathan, prévisionniste à Météo France. "Mardi doit être la journée la plus froide (selon les prévisions). On va tourner autour de 0 degré", ajoute-t-il. Vraisemblablement, l'indicateur thermique national ne devrait donc pas plonger sous les -2 degrés, la faute notamment à des températures toujours clémentes sur la côté méditerranéenne.
L'un des critères ne devrait donc pas être rempli. Malgré tout, si le mercure est effectivement inférieur à 0°C mardi, il n'en reste pas moins un épisode remarquable. "Ça ne s'est pas produit en France depuis près de 6 ans, en février 2018", notent les experts météorologiques.
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De manière générale, les vagues de froid, stricto sensu, sont de moins en moins courantes en France métropolitaine. "On en a connu des très fortes jusqu'au début des années 1980. Puis, elles se sont raréfiées", confirme Frédéric Nathan, qui cite celles de "janvier 1955 - avec du -15°C dans beaucoup d'endroits", "février 1956", "janvier 1963" et "janvier 1987". "La dernière marquante en date, c'est février 2012", souligne-t-il encore. A priori, janvier 2024 ne devrait pas s'ajouter à cette liste.
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