La Food and Drug Administration a décidé d'autoriser la Floride à importer du Canada des médicaments d'une valeur de plusieurs millions de dollars à des prix bien inférieurs à ceux des États-Unis, ignorant les objections farouches de l'industrie pharmaceutique qui durent depuis des décennies, selon un haut responsable de l'administration.
Cette approbation représente un changement de politique majeur pour les États-Unis, et ses partisans espèrent qu’il s’agira d’un pas en avant significatif dans les efforts longs et largement infructueux visant à maîtriser les prix des médicaments. Aux États-Unis, les particuliers sont autorisés à acheter directement auprès des pharmacies canadiennes, mais les États souhaitent depuis longtemps pouvoir acheter des médicaments en gros pour leurs programmes Medicaid, les cliniques gouvernementales et les prisons auprès de grossistes canadiens.
La Floride a estimé qu'elle pourrait économiser jusqu'à 150 millions de dollars au cours de la première année du programme, en important des médicaments destinés au traitement du VIH, du SIDA, du diabète, de l'hépatite C et des troubles psychiatriques. D'autres États ont demandé à la F.D.A. pour mettre en place des programmes similaires.
Mais des obstacles importants demeurent. La principale organisation de lobbying de l’industrie pharmaceutique, la Pharmaceutical Research and Manufacturers of America, ou PhRMA, qui a intenté une action en justice suite à des efforts d’importation antérieurs, devrait intenter une action en justice pour empêcher l’entrée en vigueur du plan de Floride. Certains fabricants de médicaments ont conclu des accords avec des grossistes canadiens pour ne pas exporter leurs médicaments, et le gouvernement canadien a déjà pris des mesur...
[Courte citation de 8% de l'article original]