Un égaré du flot quotidien qui stagne dans l’escalier mécanique. Un automobiliste qui prend plaisir à vous provoquer un AVC en vous frôlant avec son SUV. Un invité qui bazarde les couverts dans l’évier dans un fracas du diable. L’idée de départ est simple : s’intéresser à ces petits gestes « relous », à ce « sentiment de toute-puissance qui nous fait dire "si je ne le fais pas, l’autre le fera, donc autant le faire moi" », comme le décrit le psychologue Robert Zuili, auteur du Pouvoir des liens. Et qui n’a pas été aidé par le Covid-19. « Pendant la pandémie, on nous a privés de liberté. Et depuis, on a récupéré le droit de faire ce que l’on veut, même si ce n’est jamais pour nuire à l’autre », poursuit-il.
Ces petites choses reloues, elles sont légion. Et surtout, surtout, elles nous concernent toutes et tous. Car au final, « nous sommes tous le relou de quelqu’un ». Par exemple quand nous ...
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