LONDRES, 5 janvier (Reuters) - Les réductions des taux hypothécaires britanniques cette semaine mettent sous les projecteurs les prévisions de marges bénéficiaires des banques, ajoutant ainsi à la pression sur un secteur qui a du mal à répondre aux attentes des actionnaires.
Les prix de nombreux produits de prêts immobiliers ont chuté depuis juillet, sur fond de spéculations selon lesquelles la Banque d'Angleterre (BoE) pourrait réduire son taux d'intérêt de base de 5,25 % plus tôt que prévu grâce à des données économiques favorables, notamment un ralentissement de l'inflation.
Mais la nouvelle année a été marquée par une baisse spectaculaire des taux hypothécaires directeurs, incitant certains analystes à se demander si les banques peuvent encore respecter leurs prévisions de marge nette d'intérêt (MNI), une mesure étroitement surveillée de leurs revenus en matière de prêts.
Qui plus est, la concurrence entre les banques en matière de prêts hypothécaires et de dépôts s'intensifie simultanément, jetant un voile sur les rendements potentiels pour les actionnaires des banques, selon les analystes.
"Nous avons probablement atteint un pic de rentabilité pour la plupart des banques britanniques au premier semestre 2023", a déclaré à Reuters Laurie Mayers, directrice générale associée chez Moody's Investors Service, soulignant les hypothèses d'une pression accrue sur les marges hypothécaires et sur les dépôts.
Les banques ont déjà signalé que l’augmentation des bénéfices résultant des hausses des taux d’intérêt des banques centrales, qui ont commencé en 2022 après des années de taux proches de zéro, pourrait s’affaiblir.
Mais les prêteurs s'efforcent de maintenir leur part du marché hypothécaire...
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