Loi immigration : Clément Beaune explique pourquoi il n'a pas démissionné

LCI - 04/01
[VIDÉO] - Le ministre des Transports Clément Beaune fait partie des ministres de l'aile gauche de la majorité qui avaient menacé de démissionner après l'adoption du projet de loi immigration."Je ne suis pas un robot. J'assume de me poser des questions", déclare-t-il dans une interview au Parisien.Il fait également savoir qu'il serait toujours "heureux de servir" le président de la République.

Le ministre des Transports Clément Beaune fait partie des ministres de l'aile gauche de la majorité qui avaient menacé de démissionner après l'adoption du projet de loi immigration.
"Je ne suis pas un robot. J'assume de me poser des questions", déclare-t-il dans une interview au Parisien.
Il fait également savoir qu'il serait toujours "heureux de servir" le président de la République.

Il est accusé d'avoir organisé la "fronde" des ministres de l'aile gauche du gouvernement après l'adoption du projet de loi immigration. Quand Marine Le Pen revendiquait une "victoire idéologique" de son camp, plusieurs membres de l'exécutif menaçaient de démissionner, un seul mettant à exécution cet avertissement, le ministre de la Santé Aurélien Rousseau. Ce jeudi dans une interview au Parisien, le ministre des Transports Clément Beaune revient sur cet épisode et explique pourquoi il ne l'a pas fait.

"Il y a encore de belles choses que je veux porter. Je défends les valeurs du macronisme depuis le premier jour, et je ne lâche jamais", a-t-il assuré, revendiquant être à l'origine d'une "initiative politique" dont le but était d'"avoir des discussions parce que des questions de fond se posaient". Clément Beaune dit avoir discuté du sujet avec la Première ministre Elisabeth Borne et avoir réussi à "faire évoluer le texte dans la bonne direction", et considère qu'il y a encore des batailles à mener, notamment "revenir sur le principe de la caution étudiante", "revoir la mesure sur l'aide personnalisée au logement (APL)" et "éviter tout nouveau débat sur l'AME". 

J'assume de me poser des questions, c'est sain en politique."
Clément Beaune

"Il y a une chose que je n'accepterai pas, c'est qu'on me donne une leçon de loyauté. Je suis engagé depuis dix ans auprès du président de la République", ajoute celui qui avait été pris à partie le 20 décembre au Conseil régional sur sa non-démission. "J'ai toujours fait les choses librement et conformément à mes convictions : en refusant de mettre un signe égal entre l'extrême droite et l'extrême gauche." "Je ne suis pas un robot. J'assume de me poser des questions, c'est sain en politique", estime-t-il.

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J.F

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