Le Metropolitan Opera affirme que sa nouvelle production de « Carmen » vise à « revigorer l’histoire classique ».
À cette fin, la réalisatrice Carrie Cracknell a mis à jour l’histoire de Bizet sur une femme insouciante et têtue et son destin tragique, de l’Espagne du début du XIXe siècle à l’Amérique d’aujourd’hui. Il semble que l’action se soit déroulée quelque part le long de la frontière avec le Mexique, où les armes sont passées clandestinement dans des camions long-courriers et où les cavaliers de rodéo (plutôt que les toréadors du livret) sont des célébrités locales.
Mais ce changement – destiné à « trouver la pertinence par rapport aux préoccupations contemporaines » de l’article, comme le dit Cracknell dans une interview dans le programme – n’est finalement qu’un petit changement. La mise en scène fade et léthargique, qui a ouvert ses portes le soir du Nouvel An, s'inscrit dans le modèle de tant de mises à jour du Met : c'est, presque geste pour geste, la même que n'importe quelle « Carmen » traditionnelle extra-ravie, juste habillée en cut-off. des jeans et des casquettes de camionneur au lieu de jupes et de castagnettes flamenco.
Ne vous laissez pas berner. Le seul aspect vraiment impressionnant de cette « Carmen » est sa Carmen : la mezzo-soprano Aigul Akhmetshina, 27 ans, en bottes de cowboy turquoise. Bien que cette icône du répertoire soit son premier rôle principal au Met, elle ne semble pas perturbée par la pression, chantant avec une régularité et une clarté facilement pénétrantes, sans jamais avoir besoin de pousser. Son ton à l...
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