Jacques Weber, Pierre Richard... De nouveaux signataires de la tribune de soutien à Gérard Depardieu font marche arrière

LCI - 01/01
[VIDÉO] - Plusieurs personnalités signataires de la tribune en soutien à Gérard Depardieu ont exprimé leurs regrets après sa publication.Parmi elles, les acteurs Jacques Weber et Pierre Richard et le ténor Roberto Alagna.En faisant leur mea culpa, ces derniers assurent par ailleurs apporter leur soutien aux victimes.

Plusieurs personnalités signataires de la tribune en soutien à Gérard Depardieu ont exprimé leurs regrets après sa publication.
Parmi elles, les acteurs Jacques Weber et Pierre Richard et le ténor Roberto Alagna.
En faisant leur mea culpa, ces derniers assurent par ailleurs apporter leur soutien aux victimes.

La liste des signataires s'amenuise. Une semaine après la publication dans le Figaro de la tribune "N'effacez pas Gérard Depardieu", de nouvelles personnalités du monde de la culture ont pris leur distance avec ce texte publié en soutien au "dernier monstre sacré du cinéma", accusé de viols et d'agressions sexuelles, ce qu'il nie. 

Après les regrets de l'actrice Carole Bouquet, de Nadine Trintignant ou encore de Gérard Darmon, le réalisateur Jacques Weber ou encore le ténor Roberto Alagna se sont rétractés.

J’ai par réflexe d’amitié signé à la hâte
Jacques Weber

Dans un billet publié dans "Le Club de Mediapart", l'acteur et metteur en scène Jacques Weber déclare ainsi avoir "mal lu et signé cette pétition emphatique et sans discernement initiée par des gens malhonnêtes et dangereux". Dans ce texte, il assure s'être désormais rendu compte de la portée de son geste. "J’ai par réflexe d’amitié signé à la hâte, sans me renseigner, oui j’ai signé en oubliant les victimes et le sort de milliers de femmes dans le monde qui souffrent d’un état de fait trop longtemps admis", reconnaît-il.

Estimant que sa "signature était un viol", il réaffirme sa solidarité avec le "combat de toutes les femmes". En ce sens, il se dit par ailleurs "coupable" d'avoir accepté "des comportements désormais inacceptables sur les plateaux de cinéma et de théâtre". "Malgré l’amour ou l’admiration que  ses amis, sa famille et la famille du cinéma lui portent, nous ne devons pas empêcher la vérité d’éclore", souhaite-t-il.

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De même, le ténor Roberto Alagna a exprimé ses regrets dans une publication sur Instagram. "Me suis-je fait piéger ?", commence-t-il, expliquant par la suite le contexte dans lequel il avait signé la tribune. Alors qu'il était à New York, il reçoit une demande de pétition "dénonçant le lynchage médiatique d'un homme". "La demande était urgente (...) Sur la base de cette seule présentation, j'acceptais d'en être solidaire, sans même l'avoir lu", continue le ténor. Reconnaissant une "erreur", il certifie avoir "toujours été contre toutes formes de violence et d'agression". 

L'acteur et réalisateur Pierre Richard avait également fait son mea culpa dans un texte publié sur le réseau social X. "Malheureusement, ce texte ne reflète pas le soutien que je porte à toutes les victimes d'agressions sexuelles", a insisté celui qui a joué aux côtés de Gérard Depardieu dans plusieurs comédies de Jacques Veber. "Par ailleurs, j'ai signé sans connaître la mouvance idéologique dans laquelle évolue la plume de la pétition", a ajouté Pierre Richard.

Le texte de soutien à Gérard Depardieu a effectivement fait d'autant plus réagir qu'elle est à l'initiative d'un comédien quasi inconnu, Yannis Ezziadi, éditorialiste au magazine ultraconservateur Causeur et proche de Julie Depardieu, la fille de l'acteur. Il a été décrit dans une enquête du Monde comme "proche des sphères identitaires et réactionnaires".

Aurélie LOEK

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