La Suède, le paradis perdu

MSN - 01/01
Dans l'épopée de la littérature anglaise Paradise Lost, John Milton avait besoin de douze livres et de plus de dix mille poèmes sans rimes au XVIIe siècle pour décrire la chute d'Adam et Ève. L'extrême droite suédoise est bien plus pertinente et n'a pas besoin de tant de mots pour expliquer ce qu'est selon elle la dérive d'un pays autrefois paradisiaque, et maintenant ce n'est plus le cas...

Dans l'épopée de la littérature anglaise Paradise Lost, John Milton avait besoin de douze livres et de plus de dix mille poèmes sans rimes au XVIIe siècle pour décrire la chute d'Adam et Ève. L’extrême droite suédoise est beaucoup plus pertinente et n’a pas besoin de tant de mots pour expliquer ce qu’est à son avis la dérive d’un pays autrefois paradisiaque, et maintenant elle ne l’est plus tellement. En fait, trois suffisent : l’immigration, la criminalité et le multiculturalisme.

La Suède, comparée à d'autres, continue d'être un pays pas mal du tout, avec une grande culture démocratique, de transparence et d'égalité des sexes, en plus d'un État-providence qui, bien qu'avec des fissures de plus en plus visibles, continue d'être une référence mondiale, l’étalon-or de la social-démocratie. Les quartiers de Stockholm comme Östermalm et Södermalm ne sont peut-être pas un paradis, mais ils constituent une bonne approxi...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...