L’heure du désespoir ?

Zain Siddiqui - Dawn - 01/01
Même si l’année 2023 a été marquée par de grands excès et une polarisation, peu de choses changeront à moins que les élections générales n’apportent un ordre plus stable.

Le chef du PTI, Imran Khan, arrive à l'IHC le 12 mai tandis que (à droite) un Nawaz Sharif triomphant fait des gestes à la foule à Lahore le 21 octobre. —White Star/File

À peu près à la même époque l’année dernière, lorsque les élégies pour 2022 étaient en cours de rédaction, « l’incertitude » omniprésente, pour la plupart des observateurs, avait été le défi le plus important pour ceux qui prenaient les décisions au sommet. L’incertitude quant à la direction que prendrait le pays avait déjà causé de nombreux ravages dans les domaines politique, social et économique à l’approche de 2023.

S’attaquer à ce problème aurait donc dû être le point numéro un de l’agenda de l’État alors qu’il tentait de guider le Pakistan à travers l’une de ses pires périodes de crise. Cependant, à mesure que les dates du calendrier 2023 s’épuisaient, il était clair que tout ordre ou stabilité prendrait encore beaucoup de temps à venir.

Une disparition explosive

Sur le plan politique, il y avait peu de raisons de se réjouir en 2023, les dirigeants nationaux plongeant dans de nouvelles profondeurs de cynisme et d’intérêt personnel.

Le « grand bouleversement » de l’ordre politique, déclenché un an plus tôt par la chute du gouvernement d’Imran Khan, a connu un dénouement laid cet été avec la rupture du PTI avec ses anciens bienfaiteurs, culminant dans les violences choquantes du 9 mai.

Ce jour-là, des manifestations déclenchées par la manière inconvenante de l'arrestation d'Imran Khan dans les locaux du tribunal – une action qui a ensuite été déclarée illégale – ont vu des hommes et des femmes en colère descendre dans la rue, s'affronter avec les forces de sécurité et déchaîner leur rage contre certains des citoyens les plus vulnérables. symboles visibles du pouvoir de l’État.

Le vent allait s'inverser rapidement au cours des jours suivants, alors que l'État répondait en déchaînant toute sa colère contre les citoyens, en rassemblant des milliers de personnes et en incarcérant toute personne soupçonnée d'être impliquée.

Pourtant, le 9 mai n’était pas une surprise. On aurait pu le sentir venir. La flambée de violence avait été précédée par des mois d...
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