La mutinerie a éclaté sur l'île Mackinac.
Le vénéré rassemblement politique et politique du Parti républicain du Michigan, la Mackinac Republican Leadership Conference, qui a duré deux jours, a été un véritable désastre.
La fréquentation avait chuté. Les principaux candidats à la présidentielle n’ont pas participé à l’événement de septembre et certains orateurs ne se sont pas présentés. Les invités ont été déconcertés par un système de notation qui évaluait leur idéologie sur une échelle allant d'un vrai conservateur à un soi-disant RINO, ou républicain de nom seulement.
Et l’État partie, déjà lourdement endetté, avait contracté un emprunt de 110 000 dollars pour payer le conférencier principal, Jim Caviezel, un acteur qui s’est construit une popularité fervente parmi l’extrême droite après avoir joué cet été dans un film à succès sur le trafic sexuel d’enfants. Le prêt provenait d’une fiducie liée à l’épouse du directeur exécutif du parti, selon les archives du parti.
Pour certains Républicains du Michigan, c'était la goutte d'eau qui a fait déborder le vase pour une direction chaotique du parti, en proie à des problèmes financiers croissants, à une collecte de fonds médiocre, à des réunions secrètes et à des luttes intestines persistantes. La faute s'est concentrée sur la fougueuse présidente, Kristina Karamo, qui s'est hissée au sommet du parti d'État grâce à un déni combatif des élections, mais n'a pas réussi à tenir ses promesses concernant de nouvelles sources de financement et des armées de militants.
Ce mois-ci, les dissensions internes ont éclaté dans une tentative d'évincer Mme Karamo, qui, en cas de succès, serait la première destitution d'un chef du Parti républicain du Michigan depuis des décennies. Près de 40 membres du comité d’État du Parti républicain du Michigan ont convoqué une réunion fin décembre pour envisager d’expulser Mme Karamo. Juste avant Noël, Malinda Pego, la colistière de Mme Karamo à la présidence du parti de l’État et coprésidente du comité, s’est jointe à cet effort, dans un signe inquiétant pour la présidente en difficulté. Et jeudi, huit des 13 présidents de district républicains au Congrès ont demandé à Mme Karamo de démissionner dans une lettre commune, la suppliant de « mettre fin au chaos » en démissionnant.
Mais cette réunion a été reportée, sans date précise sur le calendrier. Mme Karamo a juré de riposter, qualifiant cet effort d'illégiti...
[Courte citation de 8% de l'article original]