Le téléphone sonne sans discontinuer dans les bureaux parisiens du 30 18, numéro du dispositif national d’écoute pour les victimes de violences en ligne. « On croule. On pourrait employer quinze personnes à temps plein et en flux tendu », confie une répondante, Taïssi Dini, juriste de formation. Avec une moyenne de 150 appels par jour, les équipes de l’association E-Enfance peinent à faire face. Sur tous ces appels une dominante : « Au moins 30 % concernent des cas de sextorsion ou de revenge porn », explique Taïssi Dini.
Les mêmes récits reviennent jour après jour, révélant des méthodes bien rodées ...
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