Après des années de tumulte, An Bord Pleanála lutte contre l'héritage de la crise

Arthur BeesleyArthur Beesley is Current Affairs Editor of The Irish Times - The Irish Times - 28/12
Le conseil de planification, un organisme d'État essentiel pour lutter contre la pénurie de logements, fait face à une année 2024 difficile alors que le système de planification reste en proie à des retards.

Sous la pression croissante pour éliminer un énorme arriéré de dossiers, An Bord Pleanála fait face à une épreuve décisive en 2024 pour mettre fin à deux années de bouleversements.

L'instance d'appel en matière d'urbanisme attend la nomination d'un président permanent en janvier, un processus qui laisse entrevoir la perspective d'un troisième changement de direction d'ici 15 mois.

En outre, de nouvelles lois visant à moderniser la planification rebaptiseront l'autorité An Coimisiún Pleanála. Il s’agit notamment d’une refonte radicale d’An Bord Pleanála, une institution dont les structures organisationnelles sont restées largement inchangées depuis sa création dans les années 1970.

Tout cela marque une tentative visant à mettre un terme à un profond scandale de gouvernance qui a miné la confiance dans la planification irlandaise et sapé le moral au sein de l’autorité elle-même. L'impact a été encore pire en raison de la crise du logement, le manque de logements abordables étant l'un des plus grands problèmes auxquels sont confrontés la société et le gouvernement.

EN SAVOIR PLUS

Le système de planification est toujours en proie à des retards, ce qui contrecarre les efforts visant à intensifier la fourniture de logements. Mais An Bord Pleanála insiste sur le fait qu'il a fait des progrès ces derniers mois pour régler les affaires bloquées, affirmant que l'arriéré pourra enfin être réglé d'ici l'été prochain.

« Des efforts continus seront déployés pour augmenter le taux de traitement dans le but d’éliminer de manière substantielle le nombre de dossiers excédentaires d’ici la fin du deuxième trimestre 2024 », a indiqué l’organisme.

L'affaire de gouvernance a atteint un point critique en novembre lorsque l'ancien vice-président Paul Hyde a été condamné à une peine de prison avec sursis pour avoir omis de déclarer certains intérêts patrimoniaux à l'autorité quasi judiciaire. Il avait plaidé coupable à deux chefs d'accusation.

Mais An Bord Pleanála risque encore de nouvelles conséquences de la débâcle. Un rapport est attendu en janvier de la part de l'avocate principale Lorna Lynch sur les « questions préoccupantes » au sein de l'organisation.

L’avocat examine 300 dossiers pour tout « conflit d’intérêts et parti pris objectif ou réel » et l’attribution des dossiers aux membres du conseil d’administration et aux inspecteurs. Elle examine également les déclarations solennelles des fonctionnaires, les modifications apportées aux rapports des ins...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...