Avant de devenir réalisateur, Pascal Planté était nageur. Si le Québécois n'a jamais participé aux Jeux olympiques (il a échoué à se qualifier pour l'édition pékinoise de 2008), il a néanmoins connu le haut niveau à l'échelle nationale et continentale. Des études de cinéma plus tard, Planté s'est reconverti en metteur en scène, pour des débuts convaincants. Il faut voir Les Faux Tatouages, disponible chez nous en vidéo à la demande, et se ruer sur Nadia, Butterfly, son deuxième long-métrage, qui sort dans les salles françaises ce 4 août.
Si Les Faux Tatouages se tenait loin, très loin des bassins, Nadia, Butterfly propose au contraire une immersion dans le milieu des nageuses de haut niveau. Son héroïne, âgée de 23 ans, dispute les JO de Tokyo, en individuel et en équipe, peu après avoir annoncé qu'elle comptait mettre un terme à sa carrière de sportive professionnelle. Nadia est jeune, mais Nadia n'en peut plus: elle veut vivre hors de sa ligne d'eau et découvrir d'autres horizons.
Passionnant, le film est auréolé du macaron Cannes 2020, festival qui n'a pas eu lieu pour les raisons que l'on connaît, mais dont la sélection avait néanmoins été dévoilée. Sa sortie tombe évidemment à point nommé, d'autant que l'interprète de Nadia, Katerine Savard, est elle-même une nageuse de haut niveau, en lice aux Jeux olympiques de Tokyo. Elle a notamment participé aux séries du 4 x 200 mètres nage libre, qui ont permis au Canada de se qualifier pour la finale.
L'équipe a finalement terminé quatrième, sans Katerine Savard dans ses rangs. Cette dernière a également disputé l'une des demi-finales du 100 mètres papillon, dont elle a terminé huitième et dernière. Nadia, Butterfly, lui, s'ouvre sur une déception d'un autre ordre: donnée parmi les favorites, Nadia termine quatrième. Ne lui reste plus que le relais pour tenter de finir sa carrière de nageuse avec une médaille.
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