Dans son message de fin d'année, le patron de l'OMS s'est réjoui de la fin de la pandémie de Covid-19 en 2023.Il appelle désormais le monde à combler les lacunes en cas de prochaine épidémie mondiale.
Cette année a été celle de la fin de l'épidémie mondiale de Covid-19, mais le monde doit désormais se préparer correctement à de prochaines pandémies, avertit l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Dans un message de fin d'année, son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, est revenu sur les moments marquants de 2023, tout en lançant des mises en garde pour la suite.
Il a notamment déclaré que cette année avait marqué un tournant dans la lutte contre des problèmes de santé majeurs, même si "d'immenses souffrances auraient pu être évitées". En ce sens, Tedros Adhanom Ghebreyesus a exhorté les pays à conclure un accord "hors norme" pour combler les lacunes de préparation en cas de prochaine pandémie. "L'an 2024 offre une opportunité unique de combler ces écarts", a-t-il déclaré, rappelant que des pays négocient le tout premier accord mondial sur les menaces de pandémie. "L'accord sur la pandémie est conçu pour combler les écarts en matière de collaboration, de coopération et d'équité."
En 2023, "la vie est revenue à la normale"
La dernière pandémie, celle de Covid-19, est à présent derrière nous. La maladie, qui circule toujours y compris en France, est suffisamment sous contrôle. Le plus haut niveau d'alerte a été levé par l'OMS en mai dernier. "Cela a marqué un tournant pour le monde après trois années de crise, de souffrance et de pertes pour les gens du monde entier. Je suis heureux de voir que la vie est revenue à la normale", a souligné le patron de l'OMS dans son message.
D'autres bonnes nouvelles ont marqué 2023 : l'OMS a levé l'alerte similaire concernant le mpox (longtemps appelé variole du singe) en mai 2023, tandis que l'agence sanitaire des Nations Unies a approuvé de nouveaux vaccins contre le paludisme, la dengue et la méningite, a rappelé le patron de l'organisation. Entre-temps, l'Azerbaïdjan, le Belize et le Tadjikistan ont été déclarés exempts de paludisme. Tedros Adhanom Ghebreyesus s'est aussi félicité que lors de la dernière COP, les impacts du changement climatique sur la santé aient été soulignés.
En revanche, d'autres sujets l'inquiètent. À commencer par la guerre entre Israël et le Hamas. Le patron de l'OMS a qualifié de "barbares" les attaques du mouvement islamiste contre Israël du 7 octobre "qui ont déclenché une attaque dévastatrice sur Gaza". Il a ajouté que "les secours et les efforts humanitaires sont loin de répondre aux besoins de la population de Gaza". Et concernant la résurgence du choléra, avec un nombre record de plus de 40 foyers épidémiques dans le monde, il a indiqué que la situation lui semblait "particulièrement préoccupante".
