Accoucher, risque mortel en Afghanistan

Martinique France Antilles - 26/12
Un responsable taliban préside l'inauguration d'une maternité sous le ciel azur de Gardez, dans l'est de l'Afghanistan, devant un parterre exclusivement masculin, mais il s'agit bien d'une clinique dirigée par des femmes et pour les femmes.

"Ce genre de clinique n'existe pas dans la plupart des provinces. Les principes de la charia (loi coranique) et de la médecine sont respectés", lance, satisfait, Khair Mohammad Mansoor, directeur enturbanné de noir de la Santé dans la province de Paktia, dont Gardez est la capitale. 

La maternité inaugurée par le Norwegian Afghanistan Committee (NAC), dans cette petite ville d'altitude, va aider "beaucoup de nos soeurs qui habitent dans des zones isolées", explique à l'AFP Nasrin Oryakhil, sa responsable.

L'ONG norvégienne va ouvrir des cliniques similaires dans quatre autres provinces de ce pays où, selon l'ONU, une femme meurt toutes les deux heures en accouchant.

L'enjeu? Réduire la mortalité qui fait toujours des ravages en Afghanistan, l'un des 10 pays où les femmes meurent le plus en donnant la vie.

Selon les derniers chiffres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 638 femmes décèdent pour 100.000 naissances viables, contre huit par exemple en France. 

Un chiffre qui cache de surcroît d'énormes disparités villes/campagnes.

"Dans les zones reculées, on arrive à 5.000 décès" pour 100.000 naissances, dit Terje Watterdal, directeur du NAC. 

"Encore aujourd'hui, il y a des endroits où les hommes portent leur femme enceinte sur leurs épaules à travers les montagnes et elle meurt avant d'atteindre un hôpital", dit-il.

"Mère morte en couches"

Odeur de peinture fraîche, pharmacie et laboratoire tout neufs,...
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