Quelles sont les 10 pires séries de l'année 2023 pour Écran Large ?
Les horreurs de l'année 2022 sont encore de douloureux souvenirs qui nous hantent chaque jour entre The Terminal List, Inventing Anna, Blockbuster, Le livre de Boba Fett, Resident Evil ou Moon Knight classées parmi les pires séries de 2022. Et même si on aurait aimé le contraire, Netflix, Amazon Prime Video, Disney+ et consorts nous ont aussi concocté de quoi passer de mauvais moments en 2023.
De quoi leur laisser largement une place au chaud dans cette sélection de 10 coups de coeur crève-cœur et/ou déceptions et/ou hallucinations et/ou traumatismes pour la rédaction.
Le mangaka Junji Ito a toute sa place aux côtés des Stephen King, John Carpenter, Hideo Nakata, Wes Craven, David Cronenberg et autres maîtres de l'épouvante ayant façonné une part de notre imaginaire horrifique. Depuis quelques années, l'artiste a cependant commencé à s'exporter massivement en Occident, et notamment en France (merci Mangetsu).
Après une anthologie animée en 2018 qui n'a pas atteint nos frontières, tout comme les quelques films japonais tirés de son oeuvre, Netflix a donc signé une série d'animation et d'anthologie adaptée de plusieurs de ses histoires. Autant dire que l'attente était grande et que la déception l'était encore plus. Si Maniac par Junji Ito - Anthologie macabre fait suer et grincer des dents, ce n'est jamais pour les bonnes raisons. On peut blâmer l'animation trop rigide du studio Deen, les décors minimalistes et plus généralement les graphismes lissés et purgés des détails macabres et poisseux qui donnent aux planches originales leur caractère fiévreux et organique, ainsi que leur intensité cauchemardesque. Et ne parlons pas des CGI atroces qui rendent grotesque tout ce qui devrait faire peur...
La narration quant à elle est trop faiblarde pour captiver. Les histoires ne sont jamais étouffantes ou dérangeantes, puisqu'elles ont trop peu de temps pour être étoffées et qu'elles bâclent systématiquement leur conclusion. Le malaise n'est donc pas celui escompté, et laisse plutôt place à la frustration tant il s'agit d'un rendez-vous manqué pour la plateforme (et les fans).
Qu'est ce qui est jaune et qui attend ?
Outer Banks, c'est l'archétype de la déception made in Netflix, qui promet à longueur de promo et de cliffhangers une grande aventure dépaysante pour finalement feuilleter le catalogue des BG mécheux pendant 10 épisodes. Après deux saisons, on savait à quoi s'en tenir... et pourtant cette troisième salve est de toute évidence celle qui s'approche le plus de ses prétentions initiales. Enfin, la troupe d'ados la plus tête à claques de l'histoire de la SVoD s'enfonce dans la jungle pour affronter moult dangers exotiques...
Sauf qu'il s'agit du dernier épisode, qui serait le plus générique des divertissements s'il n'était pas inespéré. Car avant lui, il faut toujours se fader les pérégrinations hormonales de ses héros bras cassés, qui se tournent autour dans un océan d'incohérences et d'arcs narratifs débiles (mais que fait la police ?), le tout mis en scène comme un épisode de Plus Belle la Vie avec plus de fric et de pastis plus uniquement dans les verres, mais aspergé sur l'objectif, afin d'obtenir cette hideuse photo sépia.
Le soap opera sévit donc encore, cartonne ...
[Courte citation de 8% de l'article original]