Marquées par le mouvement de Mai-68, impliquées dans les batailles pour le droit à l'avortement et l'accès à la contraception, les femmes nées autour de la Seconde Guerre mondiale se sentent pour beaucoup féministes et porteuses des combats qui ont forgé les avancées de leur sexe aujourd'hui. Pourtant, le féminisme porté par leurs héritières ne semble pas toujours en adéquation avec leurs valeurs. Certaines oscillent entre la validation des batailles menées par les nouvelles générations et un sentiment de déphasage par rapport à la société qu'elles ont elles-mêmes connue.
Si la première vague féministe prend forme au tournant du XXe siècle, la deuxième lame se constitue dans les années 1960, au moment où les femmes accèdent à de nouveaux droits. Pour beaucoup de celles nées à cette période, le souvenir féministe principal reste la loi Veil. «J'ai été très marquée par le Mouvement de libération des femmes, dont j'entendais beaucoup parler quand j'étais petite, ou par le droit à l'avortement évidemment, raconte Valérie, 62 ans. Ce sont les premières avancées féministes auxquelles j'ai assisté.»
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Chacune des femmes interrogées rappelle son engagement dans la lutte féministe et les actions qu'elle a menées au quotidien pour combattre le patriarcat. Parmi les thèmes abordés revient souvent l'égalité en droits, qu'elle concerne les salaires, la carrière professionnelle ou encore la libre disposition de son corps. Un féminisme réformiste qui caractérise les première et deuxième vagues féministes.
«Il y a une progression très importante avec des questions politiques, en particulier les féminicides.»
«La première vague est celle qui a conquis le droit de vote, le droit au travail... La deuxième vague est marquée par les enjeux de Mai-...
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