BEYROUTH - La tragédie du port de Beyrouth n’est toujours pas finie pour les Libanais. Le Liban commémore une sombre journée ce mercredi 4 août, un an après l’explosion meurtrière qui a eu lieu sur le port de la capitale libanaise.
Ce jour-là, des pompiers sont dépêchés au port pour éteindre un incendie. Peu après 18h la déflagration fait 214 morts et plus de 6500 blessés, dévastant des quartiers entiers de la capitale. Le soir même, les autorités imputent la tragédie à 2750 tonnes de nitrate d’ammonium, abandonnées depuis plus de six ans au port “sans mesure de précaution”.
Un an plus tard, l’opinion publique attend toujours les conclusions de l’enquête libanaise, dénonçant des ingérences politiques qui pourraient saboter l’affaire. Les zones d’ombres subsistent et les mêmes questions restent sans réponse. Et si l’enquête semble faire du sur-place, la capitale et le pays dans son ensemble en sont à un stade similaire: au bord du chaos.
La Suite Après Cette PublicitéCrise économique abyssale, crise politique inextricable, infrastructures au bord de l’effondrement et reconstruction au ralenti... la situation est très loin de s’être améliorée. Le HuffPost fait le bilan, un an après les explosions qui ont défiguré la capitale libanaise.
Enquête au ralenti et accusations d’entraves
Qu’est-ce qui a provoqué cette explosion? Pourquoi le nitrate d’ammonium a-t-il été comme oublié au port, malgré les dangers? Qui, parmi les décideurs politiques et les responsables sécuritaires, était au courant?
Malgré l’ampleur de la tragédie qui a traumatisé le Liban, un an après les faits, ces questions restent sans réponse et aucun responsable n’a été traduit en justice. L’enquête piétine, obstruée par les interventions politiques.
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