« Plaisir d’offrir, joie de recevoir ». Qui n’a jamais grimacé intérieurement en découvrant l’habituel cadeau de Noël bien moisi de la tante Micheline ? Qui n’a jamais eu la goutte au front à l’idée de cramer le PIB du Yémen pour combler toute la famille, y compris le cousin Machin qui s’incruste à chaque réveillon ? Oui, l’étape cadeaux de Noël s’avérer être un véritable calvaire comme nous l’ont confié nos lecteurs. Pour autant, une enquête d’Appinio révèle que les Français interrogés ont des réponses assez contradictoires sur cette question.
« Quand on a des enfants on s’en moque un peu des cadeaux qu’on reçoit, le plus beau c’est la grande joie qu’ils ont d’ouvrir les leurs », nous confie Nat, 36 ans. C’est vrai que dans la jurisprudence, il existe une exception nous interdisant de jeter les dessins approximatifs et les colliers de nouilles. En dehors de ça, on est quand même en droit d’attendre de nos proches qu’ils se cassent un peu la tête, à défaut de leur PEL, pour nous offrir un truc qui va nous plaire. Sauf que non : « Ma fille m’a offert une casquette horrible », avoue Bernard, 94 ans. « Je l’ai pas jetée mais ne l’ai jamais mise ! », ajoute-t-il. Pour Marie, 30 ans, la liste est beaucoup plus longue : « Une lime a ongles, des vernis à ongles alors que je n’en mets jamais, une tablette de chocolat, un pin's, du sucre, un coussin… », détaille-t-elle. « On m’a même offert plusieurs fois un couteau », se rappelle-t-elle.
Il faut croire que le syndrome du cadeau pourri est plus répandu que l’on voudrait le croire. Selon l’étude d’Appinio, près de 60 % des personnes interrogées ont déjà reçu un cadeau qu’elles n’ont pas aimé. Et parmi ces personnes, la plupart (63 %) ont gardé le cadeau sans jamais rien en faire, comme Bernard. D’autres (17 %) ont opté pour la revente, 6 % l’ont échangé en magasin et certains (1,2 %) l’ont même rendu à la personne qui leur avait offert. « Maintenant, je précise que je ne veux vraiment rien et au moins, je n’ai pas de soucis à devoir être faussement content de recevoir un truc dont je me passerais allègrement », tranche Bidru, un autre lecteur.
S’il y a des déçus d’un côté, c’est peut-être parce qu’il y a des pinces de l’autre. Certes, ce n’est sans doute pas le prix qui compte et le sondage nous confirme de toute façon que les pers...
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