Alors que des bateaux sont pris pour cibles en mer Rouge, un navire commercial a été visé par un drone au large de l'Inde.Il s'agirait d'un pétrolier "affilié" à Israël, selon les premières informations récoltées.La marine indienne a dépêché des moyens militaires dans la zone.
Une attaque encore non revendiquée s'est déroulée ce samedi dans l'océan Indien. Un drone a frappé un navire commercial, causant des dommages sans toutefois faire de blessés parmi l'équipage. Cette agression a provoqué un incendie, finalement éteint, a fait savoir l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO, selon qui le bateau visé est un "pétrolier battant pavillon libérien"., Décrit comme "affilié à Israël", il naviguait depuis l'Arabie saoudite en direction de l'Inde.
Un navire de guerre dépêché à son secours
L'attaque s'est déroulée à 200 milles nautiques au sud-ouest de Veraval, en Inde, soit environ 370 kilomètres. La marine indienne a rapporté qu'elle avait répondu à une demande d'assistance. "Un avion a été dépêché sur place et a pu atteindre le navire et établir la sécurité du navire et de son équipage", ont témoigné des responsables. "Un navire de guerre de la marine indienne a également été dépêché sur place pour fournir l'assistance nécessaire."
À l'heure qu'il est, la responsabilité de cette frappe n'est pas établie. Tout au plus est-il possible de rappeler qu'elle succède à une série d'attaques de drones et de missiles menées ces dernières semaines par les rebelles Houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, sur une voie de navigation vitale dans la mer Rouge. Le tout dans un contexte de guerre entre Israël et le Hamas palestinien au cœur de la bande de Gaza.
Parmi les suspects potentiels figure l'Iran, accusé ces dernières semaines par les États-Unis de mener des attaques à proximité de ses eaux. En novembre, un cargo israélien avait notamment été endommagé, pris pour cible par l'offensive présumée d'un drone. Une action imputée par Washington au Corps des Gardiens de la révolution islamique iranien (CGRI) dans l'océan Indien.
"Avec la poursuite des crimes, l'Amérique et ses alliés doivent s'attendre à la naissance de nouveaux pouvoirs de résistance et à la fermeture d'autres voies navigables", a affirmé Mohammad Reza Naqdi, un représentant du CGRI cité par l'agence de presse iranienne Tasnim. "Ils devront bientôt s'attendre à la fermeture de la mer Méditerranée, de Gibraltar et d'autres voies navigables contre eux", a-t-il prévenu.
Préoccupées par la recrudescence des attaques en mer depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas le 7 octobre, de nombreuses compagnies maritimes ont fait le choix de réorienter leurs navires vers la pointe sud de l'Afrique. Des décisions prises malgré les coûts de carburant plus élevés résultant de voyage devenus beaucoup plus longs. En l'espace de quelques semaines, les rebelles Houthis implantés au Yémen ont lancé plus de 100 attaques de drones et de missiles. Dix navires marchands impliquant plus de 35 pays différents ont été visés, selon les chiffres avancés par le Pentagone.
