La République tchèque se recueille après la tuerie de Prague

20 Minutes avec AFP - 20minutes - 23/12
Jeudi, un jeune homme de 24 ans a ouvert le feu à l'université Charles avant de se suicider. Quatorze personnes sont mortes et 25 ont été blessées
De jeunes femmes se recueillent à Prague, où a eu lieu la tuerie.
De jeunes femmes se recueillent à Prague, où a eu lieu la tuerie. — Denes Erdos/AP/SIPA

Une veille de Noël dans une immense douleur. Minute de silence, drapeaux en berne, messes dans tout le pays… La République tchèque rend hommage ce samedi aux victimes de la tuerie perpétrée il y a deux jours à l’université de Prague, la pire attaque de ce type commise dans ce pays. Le gouvernement a demandé aux Tchèques d’observer une minute de silence à midi, et les cloches devaient sonner dans les églises.

Jeudi, un jeune homme de 24 ans avait créé l’effroi en tirant sur des étudiants à l’université Charles, avant de se suicider. Quatorze personnes sont mortes : treize au moment de la fusillade, et une qui a succombé à ses blessures vendredi. Par ailleurs, 25 personnes ont été blessées.

« C’est très dur pour nous tous »

« Il est difficile de trouver les mots pour exprimer, d’une part, la condamnation et, d’autre part, la douleur et le chagrin que ressent toute notre population », a déclaré le Premier ministre, Petr Fiala. Des étudiants ont allumé des milliers de bougies dans un mémorial improvisé devant la Faculté des Arts et au siège de l’université, en plein centre historique de la capitale.

Les identités des victimes, élèves et enseignants, ont commencé à être publiées par leurs proches et l’école. « C’est très dur pour nous tous », rapporte sur Facebook l’Institut de musicologie après avoir appris que sa directrice, Lenka Hlavkova, 49 ans, mère de deux enfants, faisait partie des victimes. Parmi les autres victimes figurent l’expert en littérature finlandaise Jan Dlask et l’étudiante Lucie Spindlerova.

Un arsenal d’armes et de munitions

Le ministre de l’intérieur, Vit Rakusan, a indiqué qu’aucun lien n’avait pu être établi entre l’attaque et « le terrorisme international », et que l’assaillant avait agi de son propre chef. Inconnu de la police, il disposait d’un énorme arsenal d’armes et de munitions. L’étudiant avait déclaré à un ami qu’il envisageait de se suicider à Prague.

Le tireur, qui aurait tué son père avant de perpétrer cette tuerie de masse, pourrait aussi avoir un lien avec le meurtre non élucidé d’un jeune homme et de sa fille de deux mois dans une forêt près de Prague le 15 décembre. « Une analyse balistique a prouvé que l’arme utilisée dans la forêt était identique à celle trouvée au domicile du tireur de l’université », a indiqué la police sur X.

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