La Fille de son père : "J'avais Patrick Dewaere en tête en écrivant ce personnage"

Première - 22/12
Rencontre avec Erwan Le Duc, réalisateur de ce film très touchant porté par par Céleste Brunnquell et Nahuel Perez Biscayart.

Rencontre avec Erwan Le Duc, réalisateur de ce film très touchant porté par par Céleste Brunnquell, Nahuel Perez Biscayart et Maud Wyler. Cette dernière répond aussi à nos questions.

Perdrix ? "C'est une folle comédie romantique." La Fille de son père ? "Un bijou d'humour et de mélancolie." 

En deux films, Erwan Le Duc a conquis Première par son univers particulier. Nous l'avons rencontré le mois dernier, lorsqu'il présentait son nouveau film au festival de Sarlat avec l'une de ses comédiennes, Maud Wyler. Il y a d'ailleurs remporté un prix : celui du meilleur acteur pour Nahuel Perez Biscayart (Au revoir là-haut, 120 battements par minute), génial en papa poule de Céleste Brunnquell (Les Eblouis, En thérapie).

Alors que La Fille de son père vient d'arriver dans les salles de cinéma, Erwan et Maud décryptent en duo leur méthode de travail.


Portrait de Maud Wyler, l’irrésistible révélation de Perdrix

Première : Perdrix, votre premier long métrage, avait déjà ce ton particulier, mélangeant comédie, drame et poésie. Vous avez conçu La Fille de son père comme une sorte de suite spirituelle ?

Erwan Le Duc : Concrètement, je n'ai pas enchaîné ces deux projets, j'ai fait une pause pour reprendre mes esprits après ce premier film, puis j'ai commencé à écrire celui-ci au bout de quelques mois. Ce qui a été dans la continuité, c'est que dans Perdrix, il y avait un personnage de père élevant sa fille adolescente, joué par Nicolas Maury. Il était un peu secondaire, mais j'avais envie de poursuivre cette thématique.

Personnellement, je ne pense pas que ce soit une suite, mais il y a une continuité, oui. Tous les réalisateurs vous diront ça : quand on écrit un deuxième film, on a très peur de redire, de reproduire les mêmes choses. J'avais ça en tête, forcément. Enfin à un moment donné, il faut y aller et ne pas rester bloqué par ses inquiétudes ! Mais oui, il y a des similitudes, c'est certain. Julie Dupré, qui a monté les deux films, m'a dit à la fin : 'Tu ne te rends pas compte du nombre de choses qui résonnent entre eux.' Et c'est vrai que je ne m'en rends pas bien compte, donc tant mieux. Après coup, je vois qu'il y a beaucoup de choses qui sont en lien. En tout cas, l'écriture, l'envie de ce film est partie ces deux personnages là, d'un parent et de son enfant qui grandissent ensemble en vase clos et q...
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