En Islande, on n'observe plus en surface les coulées de lave qui étaient visibles en début de semaine.Difficile toutefois selon les autorités de conclure que l'activité volcanique a pris fin.Les habitants de la zone demeurent d'ailleurs toujours évacués.
En Islande, l'institut météorologique islandais (IMO) continue de suivre avec attention l'activité volcanique liée à l'éruption de Sundhnúksgígar, qui s'est déclarée lundi au sud-ouest de Reykjavik. Celle-ci semble en apparence s'être arrêtée, mais les spécialistes se montrent prudents et ne veulent pas conclure pour le moment que l'éruption est terminée.
Trop tôt pour faire revenir les habitants
"L'activité volcanique semble s'être arrêtée tard dans la nuit d'hier ou tôt dans la matinée", a indiqué l'agence publique ce vendredi dans un communiqué. "Malgré cela, il est possible que de la lave s'écoule en dessous, dans des canaux fermés et il n'est donc pas possible d'affirmer que l'éruption est terminée", a-t-elle ajouté.
En surface, les images des caméras de surveillance ne laissent plus apparaître les impressionnantes coulées de lave visibles durant les deux premiers jours de l'éruption. En conséquence, les autorités ont pris la décision de réduire leur niveau d'alerte. Déclenché lundi soir, l'état d'urgence a ainsi été levé. Il a laissé place à ce que les autorités qualifient de "phase d'alerte", un niveau en dessous.
Rappelons que l'éruption – la quatrième dans un laps de temps de deux ans – avait débuté à la suite d'une série de tremblements de terre. Ces derniers avaient été enregistrés à trois kilomètres seulement d'une petite ville de 4000 habitants, Grindavik. Une localité évacuée depuis le 11 novembre à l'issue d'une importante accumulation de magma.
Jeudi, les habitants avaient temporairement été autorisés à se rendre à leur domicile au cours de la journée, mais une réinstallation était jugée trop précoce pour être entérinée. Alors que le souvenir de l'éruption de l'Eyjafjöll avait marqué les esprits en 2010, paralysant une partie du trafic aérien, cette activité volcanique rappelle que l'Islande est un pays au sous-sol pour le moins agité. À l'heure actuelle, trente-trois systèmes volcaniques sont considérés comme actifs dans ce pays de feu et de glace, la région la plus volcanique d'Europe.
