C’est un scénario à l’américaine qui est survenu en République tchèque. Un étudiant, David K. selon Le Figaro, a ouvert le feu à l’université Charles de Prague jeudi tuant treize personnes avant de se donner la mort. La police tchèque cherche à comprendre les motivations de son acte et établir son profil. Le point sur ce que l’on sait de ce jeune de 24 ans, auteur de la pire attaque qu’ait connue le pays.
« Introverti », « tranquille », qui ne « parlait pas beaucoup ». C’est ainsi qu’est décrit l’assaillant par une ancienne camarade de promotion, diplômée en même temps que lui, citée par les médias locaux. Un témoignage corroboré par celui d’une autre étudiante qui l’a fréquenté. Cette dernière parle d’un adolescent « très discret, qui ne parlait pas à grand monde », rapporte Radio Prague International.
Un profil discret qui cachait un caractère violent. C’est du moins un autre visage que cet étudiant montrait sur les réseaux sociaux, et notamment sur l’application de messagerie Telegram où il ne cachait pas son désir d’avoir « toujours voulu tuer […] et peut-être [se] suicider », rapporte Le Figaro. Le chef de la police, Martin Vondrasek, a précisé que David K. disposait d’un « énorme arsenal d’armes et de munitions ».
Le « tireur fou » comme l’a surnommé le ministre de l’Intérieur Vit Rakusan était inconnu des autorités, selon Martin Vondrasek. Néanmoins, la police avait commencé à rechercher l’étudiant avant même la fusillade, car son père avait été retrouvé mort dans le village d’Hostoun, à l’ouest de Prague. Le tireur « est parti pour Prague en disant qu’il voulait se suicider », a ajouté Martin Vondrasek, refusant de confirmer si le tireur avait effectivement tué son père. La police soupçonne également David K. d’avoir tué un jeune homme et sa fille de deux mois dans un landau lors d’une promenade dans une forêt de la banlieue est de Prague, le 15 décembre. L’enquête sur ce meurtre était restée dans l’impasse jusqu’à ce que des preuves trouvées à Hostoun permettent de relier le tireur à ce crime.
Citant une enquête sur les médias sociaux, le chef de la police a déclaré que le tireur s’était inspiré d’un « cas similaire survenu en Russie », sans entrer dans les détails. Toujours sur Telegram, David K. confie en effet vouloir s’inspirer d’Alina, en référence probablement à Alina Afanaskina, adolescente russe de 14 ans qui a abattu deux personnes dans une école, à Briansk début décembre avant de se tuer.
Selon Martin Rakusan, il n’y avait aucun lien entre la fusillade et le « terrorisme international » et l’étudiant a agi seul.