Le caviar d’Aquitaine devrait obtenir début 2024 la reconnaissance européenne d’une indication géographique protégée (IGP). Dans un marché jugé « opaque », ce sera un gage de transparence et label « stratégique » face à la concurrence internationale, notamment chinoise.
Avec 50 tonnes d’œufs d’esturgeon par an, la France ne peut rivaliser en volume avec la Chine, qui produit 250 tonnes de ce mets emblématique et pèse, à elle seule, environ la moitié du marché mondial, devant l’Italie et la Pologne. Voilà pourquoi quatre des plus gros producteurs français, tous basés en Nouvelle-Aquitaine, ont initié il y a dix ans un lent processus pour obtenir cette toute première IGP européenne dédiée au caviar, espérée en mars ou avril.