Retourner à Tuvalu entre ses études en Nouvelle-Zélande "me permet de garder les pieds sur terre", confie Kalita Titi Homasi. "Cela me rafraîchit l'esprit, me redonne de l'énergie".
Il n'y a pas d'endroit comme chez soi, mais le pays insulaire du Pacifique de Kalita Titi Homasi risque de devenir inhabitable, d'ici 2050, en raison de l'élévation du niveau de la mer. À 23 ans, elle a vu les températures et les sécheresses augmenter, les plages reculer et les pêcheurs être contraints de s'éloigner, au-delà de la barrière de sécurité que constitue le récif, alors que le blanchiment des coraux raréfie les poissons.
Nous sommes maintenant à plus de 12 000 kilomètres de chez elle, en marge du sommet des Nations unies sur le climat, la COP28, à Dubaï. La conférence n'a pas abouti à l'abandon progressif des combustibles fossiles, ce qui aurait donné aux nations insulaires de faible altitude, comme Tuvalu, une chance de conserver et de récupérer davantage de terres.
La COP28 a créé un nouveau fonds pour les pertes et les dommages de l'autre. Ce fonds élargit le champ d'application du financement de la lutte contre le changement climatique afin de promouvoir "une mobilité humaine équitable, sûre et digne sous la forme de déplacements, de réinstallations et de migrations".
Les dirigeants des pays vulnérables au climat n'ont pas perdu de temps pour élaborer leurs plans d'urgence. Voici deux exemples très récents : les Îles Marshall viennent d'achever un projet de cinq ans - remarquable par l'ampleur de sa participation communautaire - visant à créer un plan national d'adaptation ou "plan de survie".
Et Tuvalu a signé un accord avec l'Australie pour permettre à ses habitants de s'y installer. "J'aime à penser qu'il s'agit d'un pont, qui relie les opportunités que nous, les Tuvaluans, ne pouvons pas saisir", déclare Kalita Titi Homasi, étudiante en sciences biomédicales à l'u...
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