Mon premier maquillage drag, une thérapie libératrice

LOrientLeJour - 17/12
Un frisson m’a parcouru en entrant dans ce magasin. La peur des regards de travers, l’appréhension des jugements omniprésents. Mais l’achat valait le coût : un fond de teint, deux crayons, un gloss...

Un frisson m’a parcouru en entrant dans ce magasin. La peur des regards de travers, l’appréhension des jugements omniprésents. Mais l’achat valait le coût : un fond de teint, deux crayons, un gloss et des fards à paupières. Sans oublier les petites éponges pour bien tapoter le tout...

C’est la première fois que je me procure du maquillage pour moi, pas pour mes sœurs. L’éternel syndrome de l’imposteur est bien là, mais j’éprouve aussi une étrange sensation de familiarité. Comme si déambuler entre les rouges à lèvres et les poudriers en prenant un air de connaisseur m’avait toujours correspondu.

« T’as pas pris de brosses ?! C’est juste “le” truc le plus important en maquillage ! » Gagné, une engueulade avant même de commencer. Malgré ses deux ans de moins, Anissa est déjà ma nouvelle mère. Ma fameuse « Mother Queen », bien connue par la communauté LGBTQ+, dont le rôle est d’apprêter une nouvelle drag queen, de l’emmener à son premier bal… Mais pour aujourd’hui, on se contentera du maquillage.

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[Courte citation de 8% de l'article original]

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