Fruits de mer, champagne, foie gras... Ces stars des fêtes vont vous coûter plus cher cette année

LCI - 18/12
[VIDÉO] - Alors que les Français préparent les fêtes, une mauvaise nouvelle pourrait se glisser dans leurs chariots. Selon la dernière étude de l'UFC-Que choisir, les repas de Noël et du Nouvel An souffrent encore de l'inflation cette année. Des produits comme le vin, les chocolats ou le champagne ont connu une forte hausse par rapport à 2022.

Alors que les Français préparent les fêtes, une mauvaise nouvelle pourrait se glisser dans leurs chariots.
Selon la dernière étude de l'UFC-Que choisir, les repas de Noël et du Nouvel An souffrent encore de l'inflation cette année.
Des produits comme le vin, les chocolats ou le champagne ont connu une forte hausse par rapport à 2022.

"L'inflation s'invite aussi à la table du réveillon". Le message de l'UFC-Que choisir est clair. Alors que les fêtes de Noël approchent et que le réveillon de la Saint-Sylvestre se prépare, les Français devront-ils faire une croix sur certains produits devenus trop chers dans l'Hexagone ? Car selon l'étude publiée par l'association de défense des consommateurs, les repas de Noël et du Nouvel An coûteront cette année 9,2% plus cher qu'en 2022. "Si les jouets restent abordables pour l’instant, les denrées alimentaires qui vont composer les tables du réveillon, elles, affichent des tarifs en hausse", indique l'UFC-Que choisir dans son rapport publié le 6 décembre dernier. 

Fortes hausses pour les vins, chocolats et fromages

Pour calculer la hausse des prix cette année, l'association a comparé les tarifs de 213 produits parmi les grands classiques durant les fêtes en novembre 2022 et novembre 2023. Résultat, la hausse globale est proche de l'inflation moyenne, mais reste inégale en fonction des produits. C'est le vin (Bordeaux et Bourgogne) qui subit la plus importante augmentation avec +16% sur un an. Les légumes, eux, ont subi une hausse de 12% et c'est +11% pour les chocolats et les pâtes de fruits. Comptez +10% pour les entrées, comme le foie gras, les escargots ou les petits fours.

Et la liste ne s'arrête pas là, le prix des champagnes et des mousseux est en hausse de 9% avec toutefois des différences entre ceux des marques distributeurs, qui ont connu une inflation de 16%, et ceux des marques nationales (+6%). Le prix des fromages étudiés par l'UFC-Que choisir a également augmenté de 9% sur un an. C'est +8% pour la viande, +7% pour les desserts et les fruits, +6% pour les fruits et mer et poissons ainsi que pour les apéritifs. 

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À ces hausses se mêlent également certaines pratiques de grandes marques comme la "shrinkflation". Dans son palmarès des produits de Noël qui induisent les consommateurs en erreur, publié début décembre, l'ONG foodwatch pointait, par exemple, le fait que les sachets de Ferrero Rocher "Petits Plaisirs" au chocolat noir de 126 g étaient en réalité "remplis d'air à 52%", tandis que le saumon fumé Labeyrie "boisé d'Écosse" a vu son poids passer de 220 à 210 g entre décembre 2022 et décembre 2023, soit "4% de produit en moins pour un prix au kilo qui a augmenté de près de 19% en prenant en compte l'inflation", dénonce l'ONG.

+25% en deux ans

Si les augmentations de prix de cette année sont moins importantes qu'en 2022, où le panier moyen pour les repas de Noël et du Jour de l'An avait augmenté de 15%, cela représente tout de même la deuxième flambée des prix dans l'alimentaire à cette période en deux ans pour les ménages français. Ainsi, cette année, "le réveillon coûtera en moyenne 25% plus cher qu'en 2021", pointe l'UFC-Que choisir. Des hausses dénoncées par les associations de défense des consommateurs. Fin novembre, foodwatch, Familles Rurales, l'UFC-Que choisir et la CLCV avaient lancé une pétition pour dénoncer "le scandale du système à deux vitesses qui se cache derrière la flambée des prix alimentaires".

Pointant les difficultés de "millions de personnes" pour se nourrir convenablement, les associations avaient dénoncé "la marge de l'industrie agroalimentaire" qui a "atteint un niveau historique de 48%" et celle "de la grande distribution" avec des hausses de prix effectuées "dans un climat d'opacité inacceptable".

A.B.

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