Depuis le jour où Fayza Ansari, 14 ans, a reçu un diagnostic de leucémie, sa vie a suivi un parcours tragique : refoulée par les hôpitaux, ses pleurs ignorés, ses parents essayant désespérément de lui trouver un lit.
« Si les lits ne sont pas disponibles, que doivent faire les patients pauvres ? Mourir?" Ce furent les derniers mots de Fayza, capturés sur une vidéo prise par son père pour attirer l’attention. Les images de l'adolescente frêle et aux yeux fous, qui saignait désormais du nez et des oreilles, sont finalement parvenues au plus haut hôpital gouvernemental de la capitale indienne, Delhi, où elle a été admise tardivement, le 5 décembre.
Fayza est décédée quelques heures plus tard. Son histoire reflète l’expérience de beaucoup trop d’Indiens pauvres, abandonnés par un système de santé gratuit mais surchargé et souvent sans cœur.
Un médecin blessé a crié d'exaspération lorsque Fayza et ses parents n'ont cessé de le supplier de lui donner un lit. La mère de Fayza, Razia, se souvient de ses paroles : « D’où venez-vous tous, les pauvres ? Comment pouvons-n...
[Courte citation de 8% de l'article original]