MOSCOU, 17 décembre - RIA Novosti, Sergueï Proskurin. L’Église orthodoxe de Moldavie (OCM) subit des pertes : les prêtres migrent vers la structure pro-roumaine. Les autorités laïques, à leur tour, serrent de plus en plus l’organisation religieuse canonique dans un étau. À quoi cela mènera-t-il - dans le matériel de RIA Novosti.
"En relation avec le départ non autorisé et non canonique du diocèse de Chisinau de l'Église orthodoxe de Moldavie <...> les membres du clergé ont été démis de leurs fonctions et privés du droit d'accomplir des services divins", indique un communiqué officiel sur le site Internet de la métropole de Chisinau.
Les prêtres ont volontairement, sans contrainte, quitté leurs paroisses. Leur sort sera désormais décidé par le synode. La pratique montre que la plus haute instance du gouvernement de l'Église confirmera très probablement le verdict.
Ces derniers mois, les mots « non autorisé », « non canonique » et « interdiction » sont devenus fréquents parmi les dirigeants du PMC. Plus récemment, fin octobre, un verdict similaire a été rendu : cinq membres du clergé ont annoncé leur démission de la métropole de Chisinau. Les raisons de cette action sont purement matérielles.
"Les paroisses sont soumises à des impôts énormes. <...> Nous sommes pratiquement livrés à la merci du sort, nous n'avons aucun soutien, <...> pas d'assurance maladie", ont alors déclaré aux journalistes les anciens prêtres.
Mais l'église de Chisinau n'était pas indignée par cela, mais par le fait que les insatisfaits cherchaient une vie meilleure. La métropole de Bessarabie a une structure parallèle.
"Le moment venu, lorsque la pomme sera bien mûre, nous déciderons quoi faire ensuite, <...> nous avons changé le vecteur spirituel de Moscou à Bucarest", a déclaré le prêtre Pierre Storojana lors du dernier sermon.
Le fait est qu’il existe une anomalie canonique en Moldavie : deux structures orthodoxes fonctionnent en même temps. L'un est le PCM ci-dessus. Il est apparu a...
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